Voici un extrait de la section opinion du journal la presse. Une enseignante de 5ème année en arrêt de travail écrit son opinion sur une situation difficile.
J'ai beaucoup aimé cet article car je l'ai lu lors de mon troisième stage, qui était très difficile pour moi dû aux nombreux problèmes de mes élèves; problèmes de comportements, problèmes affectifs, difficultés d'appentissage, opposition, hyperactivité, etc. Ce que cette enseignante raconte, me faisait un peu penser à ma classe. Car je reconnais certain de mes élèves dans ses réflexions.
Dans le débat actuel sur l'intégration des élèves en difficulté, ma situation au travail soulève plusieurs interrogations, notamment sur la surcharge de travail et l'épuisement professionnel qui en résulte.
Ma classe dite «régulière» compte 27 élèves dont six ayant un dossier en psychoéducation pour problèmes de comportement importants. Parmi eux, un élève est suivi en neuropsychiatrie. De plus, neuf élèves ont des problématiques d'apprentissage, dont quatre n'ont pas réussi leur 4e année scolaire ni en français ni en mathématique, et deux autres sont diagnostiqués dyslexiques et dysorthographiques.
Un élève, appelons-le Éric, vient d'une autre école primaire de la même commission scolaire et présente des problèmes de comportement particulièrement graves. Aux dires de son enseignante de l'an passé, Éric aurait bénéficié d'un suivi auprès d'un TES (technicien en éducation spécialisée pour enfants avec troubles de comportement) lors des trois dernières années.
Bref, ma classe dite «régulière» compte 45% d'élèves en difficulté, soit 12 sur 27, et je me demande bien qui je dois intégrer à qui.
J'ai demandé une aide spécialisée pour Éric qui perturbe constamment le bon fonctionnement de la classe par son comportement d'opposition, d'arrogance, d'agressivité et de violence, tant verbale que physique, envers les autres élèves et moi-même.
? Éric coupe constamment la parole aux autres élèves et à moi-même, il fait le clown et passe des commentaires insolents ou arrogants?;
? Éric refuse de faire son travail et répond agressivement: «Non, je ne le fais pas!»;
? après lui avoir demandé d'apporter des corrections à un travail, Éric se lève, déchire violemment sa feuille et la lance à la poubelle en criant: «Tu fais exprès!»;
? non content de la note qu'il a reçue, Éric m'arrache agressivement son dossier des mains, quitte la classe en donnant des coups de pied sur mon bureau;
? de plus, Éric a reçu six avertissements écrits pour son comportement inacceptable lors des dîners, des déplacements, aux récréations, de la part d'autres enseignants.
Malgré les différentes interventions mises en place avec la collaboration de la psychoéducatrice depuis le début de l'année, son comportement ne s'est pas amélioré.
Mes autres élèves ont droit à une ambiance de travail calme et propice aux apprentissages et requièrent toute ma disponibilité. Déjà, la situation a entraîné un retard dans mon programme. Selon moi, il est urgent d'offrir à Éric un encadrement particulier qui répondrait à ses besoins spécifiques parce qu'une grande partie de mon temps et de mon énergie est centrée sur cet élève.
Malgré tout... on attendra encore avant de transférer Éric dans un centre spécialisé pour enfants avec difficultés graves de comportement puisque, aux dires de la mère, elle aurait entrepris une démarche de consultation auprès du CLSC.
Malgré tout... on attendra qu'Éric reçoive un septième avertissement écrit, alors que cinq suffisent habituellement pour une suspension de l'école.
Ainsi, mon appel à l'aide n'a fait qu'augmenter ma surcharge de travail. Non seulement je dois toujours endurer les comportements abusifs d'Éric, mais je dois aussi noter et documenter, heure par heure, chacun de ses comportements et les expliquer à la psychoéducatrice. Je dois également participer à des réunions à son sujet, en plus de répondre aux parents qui nient les problèmes de leur enfant et écouter les nombreuses plaintes des autres élèves le concernant.
Faut-il se surprendre que je sois présentement en arrêt de travail? Malgré toute mon expérience, je me sens, aujourd'hui, incapable de replonger dans un tel contexte de travail. Je me sens démunie face à un élève qui a des difficultés graves de comportement et qui demande un encadrement spécifique auquel je ne peux répondre, et ce, dans une classe où près d'un élève sur deux présente des difficultés d'apprentissage ou de comportement.
Suis-je la seule que l'intégration épuise?
cliquez ici pour voir l'article intégral sur cyberpresse
Cliquez ici pour voir la réaction d'une autre enseignante sur le sujet
jeudi 16 décembre 2010
adapter et intégrer; la compétence 7
La compétence 7 s’énonce comme suit :
« Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation ou un handicap; »
Ma réflexion sur la compétence 7 portera sur les questions suivantes;
Ai-je déjà vécu une rencontre de plan d’intervention ? Si oui, quel regard réflexif puis-je porter sur celle-ci? Quelle place et quel rôle est-ce que j’accorde aux autres intervenants dans mes interventions auprès des élèves présentant des difficultés ? Comment puis-je développer un partenariat avec eux?
Dans le cadre du cours ASS2066 « Élèves handicapés ou en difficulté comportementale ou d’apprentissage au primaire » que j’ai suivi à l’automne 2008, nous avons eu la chance d’aborder les différents handicaps et troubles dont les enfants peuvent être atteints. Ce cours nous a permis de comprendre les enfants et leurs difficultés en cherchant à adapter nos interventions et à les aider à mieux s’adapter dans une classe régulière. Nous avons aussi eu la chance de faire des simulations de plan d’intervention dans le cadre du cours. Dans le cadre de ma profession, j'aurai bien évidemment à assister et à participer à la rédaction de plans d'interventions pour mes élèves. Les exercices pratiques réalisés dans ce cours m'ont permis de me familiariser avec ce processus. Malheureusement, puisqu’il s’agissait de travaux pratiques, je n’ai pas de copie de ces plans d’intervention. Dans le cadre de ce cours, nous devions faire une analyse de cas d’un élève EHDAA. Nous avions choisi de faire notre travail d'analyse sur une élève ayant un trouble auditif central. Voici un extrait de ce travail de session :
Chaque individu est différent et chaque enfant est unique. Au Québec, les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage sont fort nombreux, ils composent d‘ailleurs 12,42% de la totalité des élèves. Dans une optique d’égalité et de justice pour tous les enfants, ces derniers doivent avoir toutes les ressources pour réussir. C’est d’ailleurs ce qui s’inscrit dans la nouvelle politique d’adaptation scolaire (MEQ 1999) dont l’idée dominante est «le virage vers le succès du plus grand nombre». Ainsi, puisque les enfants HDAA sont pour la plupart intégrés en classe régulière, les enseignants et les divers intervenants ont un rôle clé à jouer dans l’instruction, la socialisation et la qualification de ces élèves, puisque ces élèves ont besoin d‘une attention particulière. Pour cela, les spécialistes et les enseignants doivent tenir compte des besoins et des capacités qui différencient chez chaque élève. C’est donc en bâtissant un dossier de l’élève HDAA que les spécialistes peuvent regrouper les informations pertinentes sur l’enfant afin de créer un suivi avec les différents spécialistes et la famille afin de faciliter la communication. Puisque les classes sont composées d’enfants tous différents, il est pertinent dans la formation en enseignement préscolaire et primaire d’en apprendre plus sur les élèves HDAA et l’analyse du dossier d’un élève se relève un très bon contact avec le milieu qui nous attend.
Lors de mon premier stage, j'avais dans ma classe une élève souffrant du trouble auditif central. Le travail de session réalisé m'a permis de mieux comprendre mon élève afin de pouvoir l'aider dans son cheminement. J’ai déjà participé à l’élaboration d’un plan d’intervention lors de mon premier stage. J’en ressors que les objectifs de celui-ci sont surtout de travailler pour aider l’enfant et ce, avec la collaboration des différents intervenants et de la famille.
Un plan d’intervention permet de trouver des solutions pour aider un élève qui a un handicap, qui est intégré ou qui en a de besoin que ce soit au niveau comportemental, ou au niveau des apprentissages. Lors de mon troisième stage dans une classe de première année, je n’ai pas participé à des rencontres de plan d’intervention car nous étions en début d’année et peu d’enfants ont des plans d’intervention en première année. Par contre, j’ai pu voir comment un enseignant peut faire des démarches auprès des différents intervenants de l’école pour faire du dépistage de certains troubles. En effet, dans ma classe, nous avons référé deux enfants en orthophonie car ceux-ci avaient des troubles de prononciation. Aussi, nous avons référé deux autres enfants à la psychoéducatrice pour évaluation en trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité. Je comprends donc mieux le processus d’évaluation des élèves au niveau de l’orthophonie et aussi pour différents troubles comme les troubles d’attention, l’hyperactivité et les troubles d’apprentissages.
Lors de mon troisième stage en classe de première année. J’ai vu des enfants qui vivaient toute sorte de problèmes, il y avaient beaucoup d’enfants « chambardés dans le cœur ». Pour aider les enfants qui avaient des difficultés d’apprentissages, plusieurs moyens étaient mis en place. L’orthopédagogue venait quotidiennement travailler en classe avec tout le groupe ou en sous-groupes. Cette étroite collaboration entre l’enseignant et l’orthopédagogue permet un suivi très précis des élèves.
J’ai aussi été familiarisée avec la différentiation pédagogique. Ainsi, les activités étaient parfois adaptées aux capacités et au niveau de certains élèves. Chaque semaine, la feuille de leçon était distribuée aux élèves mais il y avait 2 feuilles différentes, une pour les élèves plus forts et une pour les plus faibles. Celle pour les plus faibles était un peu plus longue et révisait beaucoup les sons et les lettres vues précédemment. Cela vise à donner un petit coup de pouce aux élèves plus faibles sans retarder les apprentissages des élèves plus forts. Les devoirs étaient aussi adaptés tout comme les petits tests du vendredi matin. Certains enfants ont besoin de plus d’attention et de support que d’autres. Le plus important avant tout c’est que l’enseignant doit réussir à aider les enfants en difficulté d’apprentissage, avec handicap ou non, à avancer à leur rythme et dans la mesure de leurs capacités. Il est dans notre mandat de s’assurer de la réussite et du bien-être de tous.
Lors de mon troisième stage, j’ai compris que certains enfants ont des handicaps, des difficultés d’adaptation, des problèmes d’apprentissages, etc. J’ai compris tout le sens du livre « Ces enfants trop chambardés dans le cœur » de Mariette Gervais. J’ai aussi compris que malgré toute la bonne volonté d’un enseignant, parfois, les ressources et l’aide sont manquantes. Un enfant reste un enfant qui a le droit aux mêmes choses que tout le monde. Le droit à l’éducation la plus normale et saine possible est nécessaire pour tous les humains.
Cet extrait du livre « Ces élèves trop chambardés dans le coeur », livre de Mariette Gervais en collaboration avec Sophie Berthelet, explique d'une certaine façon la réalité que j'ai vécue dans ma classe de troisième stage.
« Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d’inquiétude, de rancoeur, de colère, d’envies inassouvies; de renoncements furieux, accumulés sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans le sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu’une fois le fardeau posé à terre et l’oignon épluché. Difficile d’expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d’adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un présent rigoureusement indicatif. »
« Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation ou un handicap; »
Ma réflexion sur la compétence 7 portera sur les questions suivantes;
Ai-je déjà vécu une rencontre de plan d’intervention ? Si oui, quel regard réflexif puis-je porter sur celle-ci? Quelle place et quel rôle est-ce que j’accorde aux autres intervenants dans mes interventions auprès des élèves présentant des difficultés ? Comment puis-je développer un partenariat avec eux?
Dans le cadre du cours ASS2066 « Élèves handicapés ou en difficulté comportementale ou d’apprentissage au primaire » que j’ai suivi à l’automne 2008, nous avons eu la chance d’aborder les différents handicaps et troubles dont les enfants peuvent être atteints. Ce cours nous a permis de comprendre les enfants et leurs difficultés en cherchant à adapter nos interventions et à les aider à mieux s’adapter dans une classe régulière. Nous avons aussi eu la chance de faire des simulations de plan d’intervention dans le cadre du cours. Dans le cadre de ma profession, j'aurai bien évidemment à assister et à participer à la rédaction de plans d'interventions pour mes élèves. Les exercices pratiques réalisés dans ce cours m'ont permis de me familiariser avec ce processus. Malheureusement, puisqu’il s’agissait de travaux pratiques, je n’ai pas de copie de ces plans d’intervention. Dans le cadre de ce cours, nous devions faire une analyse de cas d’un élève EHDAA. Nous avions choisi de faire notre travail d'analyse sur une élève ayant un trouble auditif central. Voici un extrait de ce travail de session :
Chaque individu est différent et chaque enfant est unique. Au Québec, les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage sont fort nombreux, ils composent d‘ailleurs 12,42% de la totalité des élèves. Dans une optique d’égalité et de justice pour tous les enfants, ces derniers doivent avoir toutes les ressources pour réussir. C’est d’ailleurs ce qui s’inscrit dans la nouvelle politique d’adaptation scolaire (MEQ 1999) dont l’idée dominante est «le virage vers le succès du plus grand nombre». Ainsi, puisque les enfants HDAA sont pour la plupart intégrés en classe régulière, les enseignants et les divers intervenants ont un rôle clé à jouer dans l’instruction, la socialisation et la qualification de ces élèves, puisque ces élèves ont besoin d‘une attention particulière. Pour cela, les spécialistes et les enseignants doivent tenir compte des besoins et des capacités qui différencient chez chaque élève. C’est donc en bâtissant un dossier de l’élève HDAA que les spécialistes peuvent regrouper les informations pertinentes sur l’enfant afin de créer un suivi avec les différents spécialistes et la famille afin de faciliter la communication. Puisque les classes sont composées d’enfants tous différents, il est pertinent dans la formation en enseignement préscolaire et primaire d’en apprendre plus sur les élèves HDAA et l’analyse du dossier d’un élève se relève un très bon contact avec le milieu qui nous attend.
Lors de mon premier stage, j'avais dans ma classe une élève souffrant du trouble auditif central. Le travail de session réalisé m'a permis de mieux comprendre mon élève afin de pouvoir l'aider dans son cheminement. J’ai déjà participé à l’élaboration d’un plan d’intervention lors de mon premier stage. J’en ressors que les objectifs de celui-ci sont surtout de travailler pour aider l’enfant et ce, avec la collaboration des différents intervenants et de la famille.
Un plan d’intervention permet de trouver des solutions pour aider un élève qui a un handicap, qui est intégré ou qui en a de besoin que ce soit au niveau comportemental, ou au niveau des apprentissages. Lors de mon troisième stage dans une classe de première année, je n’ai pas participé à des rencontres de plan d’intervention car nous étions en début d’année et peu d’enfants ont des plans d’intervention en première année. Par contre, j’ai pu voir comment un enseignant peut faire des démarches auprès des différents intervenants de l’école pour faire du dépistage de certains troubles. En effet, dans ma classe, nous avons référé deux enfants en orthophonie car ceux-ci avaient des troubles de prononciation. Aussi, nous avons référé deux autres enfants à la psychoéducatrice pour évaluation en trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité. Je comprends donc mieux le processus d’évaluation des élèves au niveau de l’orthophonie et aussi pour différents troubles comme les troubles d’attention, l’hyperactivité et les troubles d’apprentissages.
Lors de mon troisième stage en classe de première année. J’ai vu des enfants qui vivaient toute sorte de problèmes, il y avaient beaucoup d’enfants « chambardés dans le cœur ». Pour aider les enfants qui avaient des difficultés d’apprentissages, plusieurs moyens étaient mis en place. L’orthopédagogue venait quotidiennement travailler en classe avec tout le groupe ou en sous-groupes. Cette étroite collaboration entre l’enseignant et l’orthopédagogue permet un suivi très précis des élèves.
J’ai aussi été familiarisée avec la différentiation pédagogique. Ainsi, les activités étaient parfois adaptées aux capacités et au niveau de certains élèves. Chaque semaine, la feuille de leçon était distribuée aux élèves mais il y avait 2 feuilles différentes, une pour les élèves plus forts et une pour les plus faibles. Celle pour les plus faibles était un peu plus longue et révisait beaucoup les sons et les lettres vues précédemment. Cela vise à donner un petit coup de pouce aux élèves plus faibles sans retarder les apprentissages des élèves plus forts. Les devoirs étaient aussi adaptés tout comme les petits tests du vendredi matin. Certains enfants ont besoin de plus d’attention et de support que d’autres. Le plus important avant tout c’est que l’enseignant doit réussir à aider les enfants en difficulté d’apprentissage, avec handicap ou non, à avancer à leur rythme et dans la mesure de leurs capacités. Il est dans notre mandat de s’assurer de la réussite et du bien-être de tous.
Lors de mon troisième stage, j’ai compris que certains enfants ont des handicaps, des difficultés d’adaptation, des problèmes d’apprentissages, etc. J’ai compris tout le sens du livre « Ces enfants trop chambardés dans le cœur » de Mariette Gervais. J’ai aussi compris que malgré toute la bonne volonté d’un enseignant, parfois, les ressources et l’aide sont manquantes. Un enfant reste un enfant qui a le droit aux mêmes choses que tout le monde. Le droit à l’éducation la plus normale et saine possible est nécessaire pour tous les humains.
Cet extrait du livre « Ces élèves trop chambardés dans le coeur », livre de Mariette Gervais en collaboration avec Sophie Berthelet, explique d'une certaine façon la réalité que j'ai vécue dans ma classe de troisième stage.
« Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d’inquiétude, de rancoeur, de colère, d’envies inassouvies; de renoncements furieux, accumulés sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans le sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu’une fois le fardeau posé à terre et l’oignon épluché. Difficile d’expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d’adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un présent rigoureusement indicatif. »
l'exemple
Parce que les enfants les enfants sont influencés par nous... Prenons un moment pour réfléchir sur l'exemple que l'on donne.
mardi 30 novembre 2010
Moi, mes valeurs
Le respect c’est la base de la vie en société, c’est quelque chose qui m’importe et qui doit être transmis aux enfants dès le plus jeune âge. Le respect est bidirectionnel, c'est-à-dire des élèves à l’enseignant et aussi de l’enseignant à l’élève. Ainsi, afin de moi-même respecter les élèves je leur laisserais de la place dans les décisions. J’opterais donc pour une pédagogie ouverte et un style de gestion de classe participatif. De plus, le respect doit être de mise entre les élèves. Un climat de classe agréable est souvent caractérisé par le respect de tous. Il sera clair pour les élèves qu’il faut traiter les autres comme on aime être traité. Mes règles fixées pour le respect de soi-même et des autres montrent bien comment j’applique la valeur respect dans ma gestion de classe.
La coopération se reflète aussi dans ma classe. Je crois que dans la vie, même avec beaucoup de persévérance, l’appui des autres est essentiel à la réussite. Autant pour le personnel de l’école que dans la classe, la coopération est nécessaire. La coopération permet de rassembler et mettre à profit le meilleur de tous. La classe doit devenir une petite équipe qui travaille ensemble pour réussir, une petite équipe qui traverse ensemble les épreuves. La mise en place du conseil de classe (aussi appelé conseil de coopération) est un excellent moyen pour régle
r les conflits et contribuer à la coopération.
La persévérance, est une valeur nécessaire à la réussite. Pour cheminer dans la vie, il faut persévérer parce que rien n’est donné à personne. Que ce soit à l’école, dans la vie ou dans l’apprentissage du piano, j’ai connu plusieurs échecs. C’est en acceptant ceux-ci et en me relevant que j’ai cheminé et j’ai réussit. Il faut donner le meilleur de soi-même peu importe la situation et c’est ce qui se reflétera dans ma gestion de classe. Je vais demander le meilleur de mes élèves et je vais donner moi aussi mon meilleur, chaque jour.
L’environnement est une de mes valeurs que je prône depuis très longtemps. En effet, avec tous les enjeux environnementaux, je m’efforce de faire ma part pour contribuer à la diminution de la pollution. De plus, je crois à la réduction de déchets. C’est pourquoi, l’environnement est une valeur importante dans ma classe, il faut la respecter tant dans la classe que sur la cours d’école et à la maison. Je vais transmettre cette valeur environnementale à mes élèves et leur demander de faire eux-aussi leurs propres efforts.
La coopération se reflète aussi dans ma classe. Je crois que dans la vie, même avec beaucoup de persévérance, l’appui des autres est essentiel à la réussite. Autant pour le personnel de l’école que dans la classe, la coopération est nécessaire. La coopération permet de rassembler et mettre à profit le meilleur de tous. La classe doit devenir une petite équipe qui travaille ensemble pour réussir, une petite équipe qui traverse ensemble les épreuves. La mise en place du conseil de classe (aussi appelé conseil de coopération) est un excellent moyen pour régle
r les conflits et contribuer à la coopération.La persévérance, est une valeur nécessaire à la réussite. Pour cheminer dans la vie, il faut persévérer parce que rien n’est donné à personne. Que ce soit à l’école, dans la vie ou dans l’apprentissage du piano, j’ai connu plusieurs échecs. C’est en acceptant ceux-ci et en me relevant que j’ai cheminé et j’ai réussit. Il faut donner le meilleur de soi-même peu importe la situation et c’est ce qui se reflétera dans ma gestion de classe. Je vais demander le meilleur de mes élèves et je vais donner moi aussi mon meilleur, chaque jour.
L’environnement est une de mes valeurs que je prône depuis très longtemps. En effet, avec tous les enjeux environnementaux, je m’efforce de faire ma part pour contribuer à la diminution de la pollution. De plus, je crois à la réduction de déchets. C’est pourquoi, l’environnement est une valeur importante dans ma classe, il faut la respecter tant dans la classe que sur la cours d’école et à la maison. Je vais transmettre cette valeur environnementale à mes élèves et leur demander de faire eux-aussi leurs propres efforts.
Le racisme et la discrimination
Voici l'extrait d'un travail réalisé dans le cadre du cours ASC2047, Éducation et pluriethnicité au Québec.
En tant que future enseignante, il est important que j’arrive à mieux comprendre le racisme et les autres formes de discrimination. Les différents témoignages m’aident à construire mon identité de future enseignante car ils me permettent de mieux saisir la réalité du phénomène racisme̸antisémitisme. En découvrant les histoires de vies, j’arrive à mieux comprendre les autres dans leurs différences mais aussi à mieux saisir comment les différents phénomènes se produisent et peuvent dégénérer. J’arrive à mieux saisir comment de petits conflits peuvent tourner en horreur, comme ce fut le cas pour le génocide au Rwanda, et le témoignage de madame Mukarwego. Il est évident qu’en comprenant toutes les formes de racisme et de discrimination, je peux mieux comprendre la situation de certains élèves et ainsi adapter mon enseignement ou leur venir en aide plus facilement.
Les préjugés et stéréotypes sont issus de l’incompréhension. Une connaissance plus grande des phénomènes raciaux et discriminatoires permet d’éviter les « modèles de prêt-à-penser », ces préjugés qui font qu’on applique une généralisation aux personnes, sans tenir compte de l’individualité. Ainsi, je dois moi-même apprendre à mieux connaître tout ce qui peut m’être étranger afin de combattre mes préjugés envers les différences de groupe social, de religion ou de pays.
En tant que future enseignante, il est important que j’arrive à mieux comprendre le racisme et les autres formes de discrimination. Les différents témoignages m’aident à construire mon identité de future enseignante car ils me permettent de mieux saisir la réalité du phénomène racisme̸antisémitisme. En découvrant les histoires de vies, j’arrive à mieux comprendre les autres dans leurs différences mais aussi à mieux saisir comment les différents phénomènes se produisent et peuvent dégénérer. J’arrive à mieux saisir comment de petits conflits peuvent tourner en horreur, comme ce fut le cas pour le génocide au Rwanda, et le témoignage de madame Mukarwego. Il est évident qu’en comprenant toutes les formes de racisme et de discrimination, je peux mieux comprendre la situation de certains élèves et ainsi adapter mon enseignement ou leur venir en aide plus facilement.
Les préjugés et stéréotypes sont issus de l’incompréhension. Une connaissance plus grande des phénomènes raciaux et discriminatoires permet d’éviter les « modèles de prêt-à-penser », ces préjugés qui font qu’on applique une généralisation aux personnes, sans tenir compte de l’individualité. Ainsi, je dois moi-même apprendre à mieux connaître tout ce qui peut m’être étranger afin de combattre mes préjugés envers les différences de groupe social, de religion ou de pays.
La gestion de classe

Voici un extrait du premier travail réalisé dans mon cours de gestion de classe, DID 2210
Je compare en quelques sortes la gestion de classe à une pièce de musique. Une pièce de musique, ça contient beaucoup de notes différentes et chacune a ses propres caractéristiques. Une pièce de musique c’est difficile à apprendre, difficile à jouer, chaque note a sa place et son ordre dans la pièce.
Les portées représentent le milieu de vie des élèves, soit la classe et l’école. Tous les enfants y trouvent leur place, différente mais tout aussi importante.
Chaque enfant est en quelque sorte une note de musique dans la portée de la classe et a sa place dans la pièce musicale. Chacun est unique tout comme chaque touche du clavier a son propre son. Chaque enfant a sa particularité, ses caractéristiques, sa personnalité et son vécu. Ils ont leur rôle à jouer dans la pièce musicale.
Certaines notes apparaissent plus souvent que d’autres et certaines sont plus fortes, tout comme certains enfants peuvent prendre plus de place dans une classe. Mais, en finalité, toutes les notes sont aussi importantes les unes que les autres, elles sont toutes égales puisqu’elles sont nécessaires à la réalisation de la pièce musicale. C’est la même chose dans une classe, même si certains enfants prennent plus de place que d’autres, tous les enfants sont égaux et importants dans la classe. Certaines notes ont des dièses et des bémols, tous comme certains enfants peuvent avoir leur petites caractéristiques qui les accompagnent, comme les troubles de comportement. Mais le bon musicien, tout comme le bon enseignant arrive toujours à les apprivoiser et à les comprendre.
Comme dans la vie de classe, une pièce musicale est de nuances et d’émotions, parfois vives et parfois calmes, tout comme la classe vit et traverse des situations parfois heureuses ou parfois difficiles. La pièce musicale est souvent accompagnée de crescendo et de decrescendo, tout comme la vie de classe a ses hauts et ses bas. Malgré les difficultés que rencontre le musicien lorsqu’il joue de la musique, il faut continuer et persévérer, tout comme dans la classe, où parfois certains enfants ont des difficultés.
Ceux-ci comme l’enseignant, peuvent traverser des moments qui nécessitent des ajustements, comme une note qui fausse que l’on doit accorder. Chaque note arrive à être juste, pas nécessairement à la même vitesse, mais elles y arrivent toutes.
Pour pouvoir jouer une pièce de musique, il faut que l’instrument soit accordé, que chaque note sonne juste, et si seulement une décide de fausser, alors la pièce complète est ratée. C’est un travail d’équipe où chaque note est très importante à la bonne sonorité de cette pièce. Et si une note décide de s’absenter, la pièce n’est plus la même. C’est la même chose dans une classe, c’est un travail d’équipe, un défi qu’on relève ensemble. Si un élève décide d’abandonner, c’est toute la classe qui est perdante.
Chaque nouvelle classe, comme chaque nouvelle pièce musicale est une nouvelle aventure.
Évaluer pour mieux comprendre; la compétence 5
La compétence 5 s’énonce comme suit :
« Évaluer la progression des apprentissages et le degré d'acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre ».
Ma réflexion sur la compétence 5 portera sur les questions suivantes; Quels outils d’évaluation m’apparaissent les plus utiles ou les moins utiles et dans quels contextes ? et Comment puis-je rendre compte de l’évolution des apprentissages de mes élèves?
Étant à ma troisième année au bacc. et n'ayant pas encore eu de cours sur l’évaluation, il est difficile de bien savoir comment évaluer les élèves. J’ai eu la chance de l’aborder brièvement dans quelques cours universitaires et lors de mes stages et souvent, ce qui en ressortait, c’était que l’évaluation, est en quelque sorte la bête noire des enseignants. Certains ne savent pas quoi évaluer, d’autres ne savent pas comment bien évaluer et certains évaluent trop ou pas assez.
Les outils d’évaluation varient beaucoup tout au long du primaire. Puisque mon stage se déroule en première année du premier cycle du primaire, ma réflexion portera donc sur ce que je peux observer et expérimenter présentement.
Après avoir observé mon enseignant et après lui avoir posé de multiples questions, je me rends compte que l’évaluation en première année, surtout en début d’année, est majoritairement basée sur les observations de l’enseignant. En effet, puisque mon stage s'est déroulé en début d’année, il était difficile de faire passer aux élèves des tests écrits qui reflèteront leurs apprentissages puisqu’ils en sont à leurs débuts en lecture et en écriture. Il faut donc se munir de grilles d’observations et de grilles d’évaluations simples pour évaluer les enfants.
Mon enseignant associé a, dans son cahier de planification, une feuille de note où tous les noms des élèves sont inscrits. Quotidiennement, il ajoute ses observations aux noms des élèves autant au niveau comportemental qu’au niveau des apprentissages. Ces observations sont nécessaires pour la création du bulletin mais aussi dans l’optique d’assurer un bon suivi des apprentissages de l’élève. Elles sont utiles pour voir l’évolution d’un élève tout au long de l’année. Elles peuvent aussi servir à alimenter des discussions avec les parents. Puisque les élèves de ma classe présentent beaucoup de problématiques (problèmes de comportements, élèves TED, difficultés familiales, etc.) il est vraiment nécessaire d’être actif dans la prise de note. La prise de note est quelque chose que je commencerai à faire plus activement dans mes prises en charge afin d’être bien à jour dans le suivi de mes élèves.
Dans le cadre de mon projet pédagogique pour le stage 3, le moyen d’évaluation privilégié est la prise de notes sous forme de grilles d’observations. Selon moi, il s’agit du meilleur outil d’évaluation dans un contexte de première année. Lorsque j’ai réalisé mon activité sur le film Illusion? de Fréderic Back, j’ai conçu une grille qui me permettrait d’évaluer la qualité de la participation des élèves, leur niveau de compréhension et la pertinence du dessin d’anticipation qu’ils devaient faire. Cette grille était selon moi complète et pertinente puisque mes observations reflétaient bien le portrait actuel de mes élèves et de ma classe.
Mon enseignant associé évalue aussi les quelques travaux écrits des élèves avec de petites grilles simples. Les exigences sont parfois de mettre la majuscule et le point ainsi que les espaces entre les mots. Les exigences sont toujours expliquées préalablement aux élèves.
Enfin, l’évolution des processus de lecture des élèves dans ma classe de stage est aussi évaluée avec une activité que mon enseignant associé utilise. Il s’agit des entretiens de lecture. En fait, il s’agit de faire une petite évaluation que l’enseignant réalise en individuel avec un élève. En première année, il s’agit de montrer à l’élève des mots ou des syllabes apprises dans les semaines précédentes. L’enfant doit les lire et l’enseignant associé note ses observations pendant la lecture. Les entretiens de lecture ont lieu chaque semaine, ainsi, il est possible d’avoir un suivi exact des élèves. Cela donne aussi la possibilité de cibler des choses à travailler avec certains élèves et aussi de se dresser un portrait du groupe.
Le document "évaluer la lecture sans papier ni crayons" disponible à l'adresse suivante: éducation montérégie explique comment porter un jugement sur la compétence à lire des élèves sans nécessairement utiliser des traces écrites. Ce document explique aussi comment se font les entretiens individuels de lecture. Voici un extrait qui explique comment se fait la sélection des élèves;
"Les élèves qui ont été choisis pour l’entretien de lecture suscitaient un questionnement de la part des enseignants quant aux causes d’une difficulté présente en compréhension de lecture. Selon certains participants, il est préférable de ne pas choisir les élèves qui reçoivent déjà
des services en orthopédagogie puisque ceux-ci bénéficient déjà d’une évaluation diagnostique de leurs difficultés en lecture. Toutefois, l’entretien de lecture permet aussi de confirmer un besoin de suivi en orthopédagogie. En effet, il permet de dresser un portrait plus juste des élèves qui suscitent un questionnement de la part des enseignants, soit pour donner une évaluation
juste au bilan, soit pour mieux guider les interventions afin de les faire progresser avant la réalisation du bilan des apprentissages. "
Je n’avais jamais entendu parler de ce type d’évaluation avant mon stage 3 et je trouve qu'il est très pertinent dans un contexte de milieu défavorisé en classe de première année. Il est tout aussi pertinent dans d’autres contextes. En effet, puisque tous les élèves n’apprennent pas en même temps et de la même façon, ce moyen d’évaluation permet d’avoir des interventions adaptés aux élèves.
Voici un extrait de mon bilan de stage 3 qui explique comment était ma vision de l'évaluation à la fin de mon stage:
"L’évaluation au premier cycle se fait surtout par la prise de note quotidienne et pendant les activités. J’ai pu évaluer les élèves à l’aide de différentes grilles que j’avais préparées seule ou avec l’aide de mon enseignant associé. J’ai parfois trouvé difficile de piloter une activité tout en remplissant une grille d’évaluation. Finalement, comme « compromis », je tentais de mémoriser ce qui était le plus marquant dans mes activités selon les élèves et je le notais lorsque j’avais le temps. Je pouvais aussi prendre mes évaluations en regardant le produit fini du travail demandé. J’ai aussi évalué quelques tests hebdomadaires. Mon enseignant associé m’a supervisé au début car je ne connaissais pas trop les exigences de la première année. Certains élèves traçaient leurs lettres ou leurs chiffres à l’envers. Je ne savais pas toujours comment évaluer c’est-à-dire, mettre une erreur ou non. J’ai dû apprendre à évaluer les élèves en fonction de leurs difficultés."
J'ai choisi cet extrait parce qu'il montre où je me situais face à l'évaluation après avoir vécu un stage au premier cycle (et en période de bulletins de la première étape).
« Évaluer la progression des apprentissages et le degré d'acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre ».
Ma réflexion sur la compétence 5 portera sur les questions suivantes; Quels outils d’évaluation m’apparaissent les plus utiles ou les moins utiles et dans quels contextes ? et Comment puis-je rendre compte de l’évolution des apprentissages de mes élèves?
Étant à ma troisième année au bacc. et n'ayant pas encore eu de cours sur l’évaluation, il est difficile de bien savoir comment évaluer les élèves. J’ai eu la chance de l’aborder brièvement dans quelques cours universitaires et lors de mes stages et souvent, ce qui en ressortait, c’était que l’évaluation, est en quelque sorte la bête noire des enseignants. Certains ne savent pas quoi évaluer, d’autres ne savent pas comment bien évaluer et certains évaluent trop ou pas assez.
Les outils d’évaluation varient beaucoup tout au long du primaire. Puisque mon stage se déroule en première année du premier cycle du primaire, ma réflexion portera donc sur ce que je peux observer et expérimenter présentement.
Après avoir observé mon enseignant et après lui avoir posé de multiples questions, je me rends compte que l’évaluation en première année, surtout en début d’année, est majoritairement basée sur les observations de l’enseignant. En effet, puisque mon stage s'est déroulé en début d’année, il était difficile de faire passer aux élèves des tests écrits qui reflèteront leurs apprentissages puisqu’ils en sont à leurs débuts en lecture et en écriture. Il faut donc se munir de grilles d’observations et de grilles d’évaluations simples pour évaluer les enfants.
Mon enseignant associé a, dans son cahier de planification, une feuille de note où tous les noms des élèves sont inscrits. Quotidiennement, il ajoute ses observations aux noms des élèves autant au niveau comportemental qu’au niveau des apprentissages. Ces observations sont nécessaires pour la création du bulletin mais aussi dans l’optique d’assurer un bon suivi des apprentissages de l’élève. Elles sont utiles pour voir l’évolution d’un élève tout au long de l’année. Elles peuvent aussi servir à alimenter des discussions avec les parents. Puisque les élèves de ma classe présentent beaucoup de problématiques (problèmes de comportements, élèves TED, difficultés familiales, etc.) il est vraiment nécessaire d’être actif dans la prise de note. La prise de note est quelque chose que je commencerai à faire plus activement dans mes prises en charge afin d’être bien à jour dans le suivi de mes élèves.
Dans le cadre de mon projet pédagogique pour le stage 3, le moyen d’évaluation privilégié est la prise de notes sous forme de grilles d’observations. Selon moi, il s’agit du meilleur outil d’évaluation dans un contexte de première année. Lorsque j’ai réalisé mon activité sur le film Illusion? de Fréderic Back, j’ai conçu une grille qui me permettrait d’évaluer la qualité de la participation des élèves, leur niveau de compréhension et la pertinence du dessin d’anticipation qu’ils devaient faire. Cette grille était selon moi complète et pertinente puisque mes observations reflétaient bien le portrait actuel de mes élèves et de ma classe.
Mon enseignant associé évalue aussi les quelques travaux écrits des élèves avec de petites grilles simples. Les exigences sont parfois de mettre la majuscule et le point ainsi que les espaces entre les mots. Les exigences sont toujours expliquées préalablement aux élèves.
Enfin, l’évolution des processus de lecture des élèves dans ma classe de stage est aussi évaluée avec une activité que mon enseignant associé utilise. Il s’agit des entretiens de lecture. En fait, il s’agit de faire une petite évaluation que l’enseignant réalise en individuel avec un élève. En première année, il s’agit de montrer à l’élève des mots ou des syllabes apprises dans les semaines précédentes. L’enfant doit les lire et l’enseignant associé note ses observations pendant la lecture. Les entretiens de lecture ont lieu chaque semaine, ainsi, il est possible d’avoir un suivi exact des élèves. Cela donne aussi la possibilité de cibler des choses à travailler avec certains élèves et aussi de se dresser un portrait du groupe.
Le document "évaluer la lecture sans papier ni crayons" disponible à l'adresse suivante: éducation montérégie explique comment porter un jugement sur la compétence à lire des élèves sans nécessairement utiliser des traces écrites. Ce document explique aussi comment se font les entretiens individuels de lecture. Voici un extrait qui explique comment se fait la sélection des élèves;
"Les élèves qui ont été choisis pour l’entretien de lecture suscitaient un questionnement de la part des enseignants quant aux causes d’une difficulté présente en compréhension de lecture. Selon certains participants, il est préférable de ne pas choisir les élèves qui reçoivent déjà
des services en orthopédagogie puisque ceux-ci bénéficient déjà d’une évaluation diagnostique de leurs difficultés en lecture. Toutefois, l’entretien de lecture permet aussi de confirmer un besoin de suivi en orthopédagogie. En effet, il permet de dresser un portrait plus juste des élèves qui suscitent un questionnement de la part des enseignants, soit pour donner une évaluation
juste au bilan, soit pour mieux guider les interventions afin de les faire progresser avant la réalisation du bilan des apprentissages. "
Je n’avais jamais entendu parler de ce type d’évaluation avant mon stage 3 et je trouve qu'il est très pertinent dans un contexte de milieu défavorisé en classe de première année. Il est tout aussi pertinent dans d’autres contextes. En effet, puisque tous les élèves n’apprennent pas en même temps et de la même façon, ce moyen d’évaluation permet d’avoir des interventions adaptés aux élèves.
Voici un extrait de mon bilan de stage 3 qui explique comment était ma vision de l'évaluation à la fin de mon stage:
"L’évaluation au premier cycle se fait surtout par la prise de note quotidienne et pendant les activités. J’ai pu évaluer les élèves à l’aide de différentes grilles que j’avais préparées seule ou avec l’aide de mon enseignant associé. J’ai parfois trouvé difficile de piloter une activité tout en remplissant une grille d’évaluation. Finalement, comme « compromis », je tentais de mémoriser ce qui était le plus marquant dans mes activités selon les élèves et je le notais lorsque j’avais le temps. Je pouvais aussi prendre mes évaluations en regardant le produit fini du travail demandé. J’ai aussi évalué quelques tests hebdomadaires. Mon enseignant associé m’a supervisé au début car je ne connaissais pas trop les exigences de la première année. Certains élèves traçaient leurs lettres ou leurs chiffres à l’envers. Je ne savais pas toujours comment évaluer c’est-à-dire, mettre une erreur ou non. J’ai dû apprendre à évaluer les élèves en fonction de leurs difficultés."
J'ai choisi cet extrait parce qu'il montre où je me situais face à l'évaluation après avoir vécu un stage au premier cycle (et en période de bulletins de la première étape).
mercredi 13 octobre 2010
Mon été
Cet été encore, j'ai eu la chance de donner des ateliers de français au élèves de 4ème et 5ème année pour un organisme appelé "la Magie des mots".
http://www.lamagiedesmots.org/?Bienvenue
http://www.lamagiedesmots.org/?Bienvenue
Libellés :
curriculum vitae,
Mes expériences de travail
mardi 14 septembre 2010
Le parfait enseignant
Suite à une discussion sur ce qu'est un bon enseignant, dans le cadre du cours FPM3500 (Stage 3), voici les points qui sont ressortis:
Un bon enseignant
- Est un bon pédagogue
- S’assure de la réussite de tous
- Ne fait pas que suivre le manuel
- Est ouvert aux idées des enfants et leur laisse une place dans les décisions
- Aime ses élèves
- Aime sa profession
- Est créatif
- Souhaite que les enfants aiment l’école
- Est ferme mais gentil
- Est à l’écoute des élèves et de leurs besoins
- Veut essayer de nouveaux projets et est ouvert aux nouvelles idées
- A un bon lien avec les parents
- Est conscient de ses erreurs et sait s’améliorer
- Est capable de réfléchir et d’analyser
- Diversifie ses méthodes d’enseignement
- Est disponible
- Sait toucher les élèves et créer des liens signifiants
- Est respectueux
- Est authentique
- Est juste avec tous
- Est souriant
- Est flexible et organisé, prêt à réagir à toute situation
- Est transparent
- Est capable d’aller chercher l’aide en cas de besoin
- Connaît bien sa matière
- A un cœur d’enfant
Un bon enseignant
- Est un bon pédagogue
- S’assure de la réussite de tous
- Ne fait pas que suivre le manuel
- Est ouvert aux idées des enfants et leur laisse une place dans les décisions
- Aime ses élèves
- Aime sa profession
- Est créatif
- Souhaite que les enfants aiment l’école
- Est ferme mais gentil
- Est à l’écoute des élèves et de leurs besoins
- Veut essayer de nouveaux projets et est ouvert aux nouvelles idées
- A un bon lien avec les parents
- Est conscient de ses erreurs et sait s’améliorer
- Est capable de réfléchir et d’analyser
- Diversifie ses méthodes d’enseignement
- Est disponible
- Sait toucher les élèves et créer des liens signifiants
- Est respectueux
- Est authentique
- Est juste avec tous
- Est souriant
- Est flexible et organisé, prêt à réagir à toute situation
- Est transparent
- Est capable d’aller chercher l’aide en cas de besoin
- Connaît bien sa matière
- A un cœur d’enfant
samedi 3 avril 2010
Un climat propice à l'apprentissage; la compétence 6
La compétence 6 s’énonce comme suit : Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves.
Ma réflexion portera sur la gestion de classe dans une classe de maternelle et plus précisement sur la question suivante: "Quelles règles et procédures pourrais-je mettre en place dans ma classe pour favoriser un climat propice aux apprentissages?"
Ma réflexion portera sur la gestion de classe dans une classe de maternelle et plus précisement sur la question suivante: "Quelles règles et procédures pourrais-je mettre en place dans ma classe pour favoriser un climat propice aux apprentissages?"
Les règles de classe sont primordiales dans la classe de maternelle. D’ailleurs, à mes débuts de stage 2 en classe de maternelle, j’ai eu quelques difficultés. En effet, les règles n’étant pas claires et fixées dans la classe, j’avais parfois de la difficulté avec ma gestion de classe. Il y avait un code de vie clairement défini pour l’école mais il n'y en avait pas pour la classe.
Mon enseignante associée utilisait un système fort simple pour la gestion de classe. Avec elle, ce système fonctionnait bien, mais pour ma part, ce système m'a causé quelques difficultés au début. Le système était composé des 3 couleurs des feux de circulation(rouge, jaune, vert). Ainsi, lorsqu’un élève dérangeait ou avait un comportement inadéquat, nous pouvions « descendre » son nom dans la couleur jaune. Le jaune signifiait un avertissement et une chance de se reprendre. Si le mauvais comportement continuait, le nom de l’enfant se déplaçait dans le rouge. Une conséquence comme la perte de temps de jeu peut être appliquée. Si le comportement continuait encore, selon la règle uniforme de l’école, il fallait appliquer la méthode du coin retrait.
Le système des feux de circulation a comme force principale d’être très simple. Par contre, ce sont souvent les mêmes enfants qui se retrouvent dans le jaune ou le rouge. Parfois certains enfants ne sont plus très dérangés par la situation et les mauvais comportements persistent.
Puisqu'il n'y avait pas de règles définies ou affichées dans la classe, j’ai décidé de moi-même créer mes propres règles de classes. Elles étaient illustrées par de petites images simples et affichées au mur.
Les règles sont celles-ci :
1- Il faut lever la main pour parler
2- Il faut prendre le rang habituel
3- Il faut bien écouter lorsque quelqu’un parle
4- Il faut essayer de régler les conflits
5- Il faut mettre les déchets dans la poubelle
6- Il est interdit de faire la balançoire entre deux tables
7- Il faut ranger le matériel lorsque c’est le temps
La règle 6 était très importante à inclure à ma liste puisque souvent, les élèves se « pendaient » aux tables et c’était très dangereux. L’utilisation de pictogrammes pour mes règles de classe permettait aux enfants de la maternelle d’avoir des repères visuels. En voyant les règles bien affichées, il devient plus facile pour les enfants de s’en rappeler.
Puisqu'il n'y avait pas de règles définies ou affichées dans la classe, j’ai décidé de moi-même créer mes propres règles de classes. Elles étaient illustrées par de petites images simples et affichées au mur.
Les règles sont celles-ci :
1- Il faut lever la main pour parler
2- Il faut prendre le rang habituel
3- Il faut bien écouter lorsque quelqu’un parle
4- Il faut essayer de régler les conflits
5- Il faut mettre les déchets dans la poubelle
6- Il est interdit de faire la balançoire entre deux tables
7- Il faut ranger le matériel lorsque c’est le temps
La règle 6 était très importante à inclure à ma liste puisque souvent, les élèves se « pendaient » aux tables et c’était très dangereux. L’utilisation de pictogrammes pour mes règles de classe permettait aux enfants de la maternelle d’avoir des repères visuels. En voyant les règles bien affichées, il devient plus facile pour les enfants de s’en rappeler.
Les règles sont simples et faciles à reconnaître pour les élèves. Lors de « l’inauguration » de ces règles, j’avais eu une petite discussion avec mes élèves. Je les avais interrogés sur l’utilité et le pourquoi de chacune des règles. Les enfants semblaient comprendre le bien fondé de l’application de ces règles de classe. Ils savaient que pour avoir un bon climat il fallait les respecter. Avec l’ajout des règles de classe clairement établies, il est plus facile pour moi d’appliquer le système de gestion de la classe et de faire des rappels de règles lorsque les élèves ont des mauvais comportements.
Je me rends compte au fil des stages et des suppléances que toutes les classes et tous les élèves sont différents. Le livre "vers une gestion éducative de la classe " écrit par Roch Chouinard est un bon outil pour aider l'enseignant avec la gestion de sa classe. Le livre explique que :" La classe évolue et se transforme avec le temps, et il n’y a pas deux groupes d’élèves identiques. Gérer une classe est donc un travail qui n’est jamais terminé, un art qui n’est jamais entièrement maîtrisé (...) "
Réflexion

La compétence 4 s’énonce comme suit : Piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.
Selon Diane Arcand, l'apprentissage coopératif a pour objet d'améliorer la réussite des élèves, en misant sur la qualité des relations interpersonnelles lors des activités proposées. L'apprentissage coopératif met donc l'accent sur le travail en groupes restreints où des élèves, de capacités et de talents différents, s'efforcent d'atteindre un objectif commun. L'apprentissage coopératif soutient et facilite le transfert des connaissances. Cette méthode rejoint, sous cet aspect, les objectifs de l'enseignement stratégique. En effet, les interactions sociales que l'apprentissage coopératif permet incitent les élèves à verbaliser et à reformuler leurs idées, à les confronter, à discuter et à comparer leurs façons d'apprendre.
Source : http://www.tact.fse.ulaval.ca/fr/html/coop/2app_coo/cadre2.htm
J’ai réalisé en classe une activité de type coopérative. La formation des équipes lors d’une situation d’apprentissage coopératif s’effectue de plusieurs façons. Dans le cas échéant, j’ai moi-même procédé au choix des équipes. Ainsi, mes élèves étaient placés en équipes de 4, formées selon les affinités possibles. J’ai expliqué aux enfants que nous ferions une activité de coopération, ceux-ci savaient ce que c’était, ils en ont déjà fait et ils me l’ont même défini.
Titre de l'activité:
La chanson pomme
Intention pédagogique de l’activité :
Le but de cet exercice est de développer le principe de latéralité en lecture/écriture, comme si une longue phrase était écrite ou lue. De plus, elle vise à stimuler l’écoute et aussi l’association des sons avec des images et des mots. L’activité permet aussi à l’enfant de travailler en équipe et de confronter ses idées à celles des autres.
Critères d’évaluation :
L’écoute, la coopération, la capacité à associer les mots avec les sons. La capacité à placer les mots étiquettes selon l’ordre linéaire.
Déroulement
Pour commencer, les enfants sont assis aux tables. J’explique que nous allons faire un petit jeu et je fais écouter la chanson aux enfants afin d’en dégager le thème principal : les fruits (Chanson pomme interprétée par Linda Lemay). À la suite de cette première écoute, je questionne les élèves sur la séquence de fruits (quel était le premier fruit à être nommé?; vous souvenez-vous du deuxième?, etc.). Je montre aux enfants les 12 étiquettes-fruits. Nous les regardons ensemble, pour voir si tous les fruits sont connus. Les enfants doivent pouvoir associer l’image avec le mot. J’explique aux enfants qu’ils recevront ces étiquettes fruits et qu’ils devront les associer avec la chanson. Je forme ensuite les équipes de quatre selon la méthode habituelle de la classe. Une fois les enfants dispersés dans la classe et la consigne répétée et reformulée par les élèves, je remets une série d’étiquettes-fruits dans le mauvais ordre à chaque équipe. J’explique aux élèves qu’ils écouteront à nouveau La chanson pomme et qu’ils devront mettre en ordre les étiquettes-fruits, de façon linéaire, de gauche à droite, selon leur présentation dans la chanson (le but de cet exercice est de développer le principe de latéralité en lecture/écriture, comme si une longue phrase était écrite ou lue). J’explique aux enfants que la séquence commence avec l’étiquette « pomme ».Lorsque la chanson est finie et que la plupart des élèves ont placé les étiquettes, ils doivent laisser intact leur travail sur le sol. Je dirige ensuite chaque équipe vers le travail d’une autre équipe (attention pour ne pas déplacer les étiquettes-mots). Les élèves écouteront à nouveau la pièce musicale et devront vérifier le travail.
Difficultés anticipées :
Difficultés à placer les mots, conflits inter-équipe. Difficultés à reconnaître les fruits illustrés…
Les activités en coopération sont importantes à intégrer en classe, elles permettent aux élèves de socialiser et de développer des habiletés qui seront utiles tout au long du cheminement scolaire et de la vie en général.
Lien intéressant à visiter en lien avec l'apprentissage coopératif: http://asp.csdeschenes.qc.ca/snaps/trousseapp.htm
Concevoir pour apprendre et développer; la compétence 3
La compétence 3 s’énonce comme suit : Concevoir des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.
Le programme du préscolaire propose 6 compétences à développer chez les enfants. Plusieurs apprentissages sont possibles pour chacune des compétences. Je m’attarderai à la compétence 4 ; Communiquer en utilisant les ressources de la langue. Les 3 composantes de cette compétences sont : Démontrer de l’intérêt pour la communication, comprendre un message et produire un message. Au préscolaire, les habiletés langagières sont très importantes à développer chez les enfants. C’est un aspect déterminant pour la réussite scolaire et la réussite sociale de l’enfant tout au long de son cheminement scolaire.
Pour favoriser la lecture, un coin lecture avec plusieurs livres attrayants est indispensable. La promotion de la lecture est aussi très importante. Dans mon milieu de stage, une petite bibliothèque est bien à la vue et expose des livres aux enfants. Ceux-ci sont souvent tentés d’aller feuilleter les livres et c’est ce que mon enseignante associée et moi encourageons. De plus, avec la classe, nous visitons la bibliothèque de l’école de façon hebdomadaire. Ces moments donnent le goût à la lecture aux enfants, ils ont du temps pour se choisir des livres et les lires. De plus, au moins un moment tous les jours doit être réservé à la lecture en classe. C’est un moment privilégié avec les enfants. Dans mon milieu de stage, les enfants sont familiarisés avec les termes entourant les livres (image, auteur, première de couverture, etc.).
Voici une ressource intéressante pour la littérature, il est possible de rechercher des livres par thèmes et aussi par niveau de difficulté: Livres ouverts
Le programme du préscolaire propose 6 compétences à développer chez les enfants. Plusieurs apprentissages sont possibles pour chacune des compétences. Je m’attarderai à la compétence 4 ; Communiquer en utilisant les ressources de la langue. Les 3 composantes de cette compétences sont : Démontrer de l’intérêt pour la communication, comprendre un message et produire un message. Au préscolaire, les habiletés langagières sont très importantes à développer chez les enfants. C’est un aspect déterminant pour la réussite scolaire et la réussite sociale de l’enfant tout au long de son cheminement scolaire.
Pour favoriser la lecture, un coin lecture avec plusieurs livres attrayants est indispensable. La promotion de la lecture est aussi très importante. Dans mon milieu de stage, une petite bibliothèque est bien à la vue et expose des livres aux enfants. Ceux-ci sont souvent tentés d’aller feuilleter les livres et c’est ce que mon enseignante associée et moi encourageons. De plus, avec la classe, nous visitons la bibliothèque de l’école de façon hebdomadaire. Ces moments donnent le goût à la lecture aux enfants, ils ont du temps pour se choisir des livres et les lires. De plus, au moins un moment tous les jours doit être réservé à la lecture en classe. C’est un moment privilégié avec les enfants. Dans mon milieu de stage, les enfants sont familiarisés avec les termes entourant les livres (image, auteur, première de couverture, etc.).
Voici une ressource intéressante pour la littérature, il est possible de rechercher des livres par thèmes et aussi par niveau de difficulté: Livres ouverts
Raconte moi les lettres et raconte moi les sons sont des trousses pédagogiques utilisées en classe. Ces trousses proposent une façon intéressante d’apprendre aux enfants les lettres de l’alphabet et les sons associés à celles-ci. De plus, des devinettes sont aussi incluses.
En classe, nous jumelons habituellement une lecture de lettre à un exercice d’écriture rapprochée. Nous demandons aux élèves d’orthographier du mieux qu’ils peuvent un mot. Ensuite, quelques élèves sont choisis pour aller demander à d’autres enseignants comment écrire le mot. Enfin, les élèves doivent réécrire le mot et trouver quelles lettres ils avaient trouvées. Nous félicitons les élèves et affichons les résultats. Cela les encourage à continuer.
Avec l’arrivée de l’oiseau (Astro) en classe, les élèves sont encouragés à lui écrire des petits mots. Celui-ci leur répond. Ainsi, un coin écriture a été mis en place dans la classe. Diverses étiquette-mots sont installées sur un mur, ce qui aide et stimule les élèves.
Voici plusieurs suggestions d’activités permettant de développer la compétence 4. Elles nous ont été suggérées dans le cadre du cours DID2100 à l’hiver 2010.
- L’autographe du jour (Nous demandons aux élèves d’écrire leur nom sur un papier. Les plus belles signatures sont choisies pour le portfolio. Cette activité permet d’examiner l’évolution de l’écriture du prénom des enfants du début jusqu’à la fin de l’année scolaire. Elle leur permet de voir comment ils se sont améliorés.)
- Le message du matin (permet aux élèves de décoder certains mots ou certaines lettres qu’ils connaissent déjà.)
- La boîte au trésor (mettre des objets dans une boite et donner des indices aux élèves pour trouver un objet précis.)
- Le jeu du détective des sons (trouver des objets qui commencent par un son ou une lettre)
- Ajouter des rimes aux noms des élèves afin de les familiariser avec la conscience phonologique.
- Jouer aux rébus
- Le calendrier (utilisé tous les jours lors de la routine, celui-ci est illustré avec des pictogrammes près des mots. Ainsi, les élèves les reconnaissent facilement)
- Utiliser la lecture enregistrée lors des ateliers (nous utilisons parfois cette activité en classe)
- Utiliser le coin lecture et le rendre attrayant
- Coin écriture
Afin de stimuler la conscience phonologique chez mes élèves, j’ai réalisé avec eux une activité appelée « tape tape les syllabes ». Puisque nous travaillons le thème des oiseaux, les mots choisis pour l’activité portaient aussi sur ce thème (ex. : oiseau, plume, canard, etc.). Le but de l’activité était de « Permettre aux enfants d’acquérir une meilleure conscience phonologique et de l’expérimenter dans une activité amusante. Permettre à l’enfant de segmenter les syllabes d’un mot en sautant symboliquement d’un nid d’oiseau à l’autre (comme à la marelle). »
Voici une brève description de l’activité :
Élément déclencheur :
J’explique aux élèves qu’ils sont tous des petits oiseaux et que nous apprendrons à décomposer des mots en sautant sur des nids. Je les mets un peu en contexte et nous imitons les oiseaux.
Déroulement :
L’activité est d’abord expliquée aux élèves. Ensuite, je les invite à s’asseoir dans l’aire de rassemblement et je présente aux élèves les « nids » d’oiseaux ainsi que les mots sélectionnés pour l’activité. Je sélectionne un enfant qui doit se lever. Celui-ci choisit un mot. Je lui demande quel est ce mot. Je lui demande ensuite de taper dans ses mains le nombre de syllabes entendues, puis je demande aussi aux élèves assis par terre. Ensuite, j’invite l’élève à sauter sur le bon nombre de nids d’oiseaux. L’ami doit rester sur le nid et avec la classe, nous comptons le nombre de nid sur lequel l’élève a sauté. Ensuite, lorsque tous les élèves ont compris, je remets le mot au tableau et je sélectionne un nouvel ami. Reprise du déroulement.ObjectivationJe félicite les enfants et je leur demande s’ils sont capables de me segmenter d’autres mots.
Les « nids » sont restés collés sur le sol, et encore aujourd’hui, les enfants se pratiquent à « sauter » les syllabes lors des périodes de jeux libres.
En classe, nous jumelons habituellement une lecture de lettre à un exercice d’écriture rapprochée. Nous demandons aux élèves d’orthographier du mieux qu’ils peuvent un mot. Ensuite, quelques élèves sont choisis pour aller demander à d’autres enseignants comment écrire le mot. Enfin, les élèves doivent réécrire le mot et trouver quelles lettres ils avaient trouvées. Nous félicitons les élèves et affichons les résultats. Cela les encourage à continuer.Avec l’arrivée de l’oiseau (Astro) en classe, les élèves sont encouragés à lui écrire des petits mots. Celui-ci leur répond. Ainsi, un coin écriture a été mis en place dans la classe. Diverses étiquette-mots sont installées sur un mur, ce qui aide et stimule les élèves.
Voici plusieurs suggestions d’activités permettant de développer la compétence 4. Elles nous ont été suggérées dans le cadre du cours DID2100 à l’hiver 2010.
- L’autographe du jour (Nous demandons aux élèves d’écrire leur nom sur un papier. Les plus belles signatures sont choisies pour le portfolio. Cette activité permet d’examiner l’évolution de l’écriture du prénom des enfants du début jusqu’à la fin de l’année scolaire. Elle leur permet de voir comment ils se sont améliorés.)
- Le message du matin (permet aux élèves de décoder certains mots ou certaines lettres qu’ils connaissent déjà.)
- La boîte au trésor (mettre des objets dans une boite et donner des indices aux élèves pour trouver un objet précis.)
- Le jeu du détective des sons (trouver des objets qui commencent par un son ou une lettre)
- Ajouter des rimes aux noms des élèves afin de les familiariser avec la conscience phonologique.
- Jouer aux rébus
- Le calendrier (utilisé tous les jours lors de la routine, celui-ci est illustré avec des pictogrammes près des mots. Ainsi, les élèves les reconnaissent facilement)
- Utiliser la lecture enregistrée lors des ateliers (nous utilisons parfois cette activité en classe)
- Utiliser le coin lecture et le rendre attrayant
- Coin écriture
Afin de stimuler la conscience phonologique chez mes élèves, j’ai réalisé avec eux une activité appelée « tape tape les syllabes ». Puisque nous travaillons le thème des oiseaux, les mots choisis pour l’activité portaient aussi sur ce thème (ex. : oiseau, plume, canard, etc.). Le but de l’activité était de « Permettre aux enfants d’acquérir une meilleure conscience phonologique et de l’expérimenter dans une activité amusante. Permettre à l’enfant de segmenter les syllabes d’un mot en sautant symboliquement d’un nid d’oiseau à l’autre (comme à la marelle). »
Voici une brève description de l’activité :
Élément déclencheur :
J’explique aux élèves qu’ils sont tous des petits oiseaux et que nous apprendrons à décomposer des mots en sautant sur des nids. Je les mets un peu en contexte et nous imitons les oiseaux.
Déroulement :
L’activité est d’abord expliquée aux élèves. Ensuite, je les invite à s’asseoir dans l’aire de rassemblement et je présente aux élèves les « nids » d’oiseaux ainsi que les mots sélectionnés pour l’activité. Je sélectionne un enfant qui doit se lever. Celui-ci choisit un mot. Je lui demande quel est ce mot. Je lui demande ensuite de taper dans ses mains le nombre de syllabes entendues, puis je demande aussi aux élèves assis par terre. Ensuite, j’invite l’élève à sauter sur le bon nombre de nids d’oiseaux. L’ami doit rester sur le nid et avec la classe, nous comptons le nombre de nid sur lequel l’élève a sauté. Ensuite, lorsque tous les élèves ont compris, je remets le mot au tableau et je sélectionne un nouvel ami. Reprise du déroulement.ObjectivationJe félicite les enfants et je leur demande s’ils sont capables de me segmenter d’autres mots.
Les « nids » sont restés collés sur le sol, et encore aujourd’hui, les enfants se pratiquent à « sauter » les syllabes lors des périodes de jeux libres.
(je n'arrive pas à faire pivoter correctement mon image)
L'arrivée d'un oiseau en classe
Depuis quelques semaines, avec mes élèves de maternelle, nous abordons le thème des oiseaux. Nous avons fait des recherches sur leur habitat, leur nourriture, leur mode de vie, etc. Tout cela dans un seul but que les enfants de connaissent pas; l'arrivée d'un petit oiseau dans la classe.
Le 26 mars au matin, nous avons reçu une lettre en classe.
Bonjour les amis de la maternelle,
J’espère que vous allez bien! Moi j’ai si hâte de vous rencontrer! Je reviens de très long voyage j’ai tout plein d’histoire à vous raconter et de chansons à vous chanter!
J’aimerais venir passer un peu de temps dans la classe, j’espère que vous êtes d’accord pour m’accueillir ? Vous verrez, je ne suis pas très tannant et je suis très affectueux. Pourrez vous vous occuper de moi et me faire une petite place?
Je devrais arriver cet après-midi, j’ai très hâte de vous voir!
Nous avons eu une causerie sur les lettres et la poste et je leur ai lu la lettre. Nous avons ensuite formulé des hypothèses à savoir qui viendrait nous rendre visite. Toute la journée, les enfants venaient me demander quand l'ami arriverait.
Après la sieste, nous avons fait entrer la cage de l'oiseau cachée par un drap. Puis, le moment du dévoilement est arrivé. Les enfants étaient très excités par l'arrivée de cette petite bête en classe.
Lundi le 29 avril, nous avons choisi un nom pour l'oiseau; Astro. Le nom est affiché près de la petite cage. Les enfants s'amusent à lui écrire des lettres. Je leur répond au nom d'Astro et cela les rend très heureux. Un excellent moyen d'encourager l'écriture chez les enfants du préscolaire.
Le 26 mars au matin, nous avons reçu une lettre en classe.
Bonjour les amis de la maternelle,
J’espère que vous allez bien! Moi j’ai si hâte de vous rencontrer! Je reviens de très long voyage j’ai tout plein d’histoire à vous raconter et de chansons à vous chanter!
J’aimerais venir passer un peu de temps dans la classe, j’espère que vous êtes d’accord pour m’accueillir ? Vous verrez, je ne suis pas très tannant et je suis très affectueux. Pourrez vous vous occuper de moi et me faire une petite place?
Je devrais arriver cet après-midi, j’ai très hâte de vous voir!
Nous avons eu une causerie sur les lettres et la poste et je leur ai lu la lettre. Nous avons ensuite formulé des hypothèses à savoir qui viendrait nous rendre visite. Toute la journée, les enfants venaient me demander quand l'ami arriverait.
Après la sieste, nous avons fait entrer la cage de l'oiseau cachée par un drap. Puis, le moment du dévoilement est arrivé. Les enfants étaient très excités par l'arrivée de cette petite bête en classe.
Lundi le 29 avril, nous avons choisi un nom pour l'oiseau; Astro. Le nom est affiché près de la petite cage. Les enfants s'amusent à lui écrire des lettres. Je leur répond au nom d'Astro et cela les rend très heureux. Un excellent moyen d'encourager l'écriture chez les enfants du préscolaire.
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