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lundi 2 décembre 2013

Le savoir, le vouloir et le pouvoir

En tant qu'enseignante, je souhaite voir mes élèves s'épanouir, grandir et développer leurs compétences qui leur permettront de faire face aux différents défis de la vie. Cette réflexion de John Dewey "L'éducation est un apprentissage social. Elle nous aide à grandir et à vivre."  m'amène à réfléchir sur ma propre éducation et sur mes compétences qui, selon Dewey permet l'épanouissement de l'individu. Le savoir, le vouloir et le pouvoir sont trois grands axes qui me guident dans ma propre formation.

Réflexions tirées de mon premier cours du DESS; APR 856 Routines et ateliers; observer et évaluer.

Le savoir


Jeune finissante au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire à l’UQÀM souhaitant se perfectionner et continuer sa formation. Jeune enseignante fraîchement diplômée ayant l’impression d’avoir encore beaucoup trop à apprendre pour quitter les bancs d’école.

 Les cours universitaires m’ont permis de comprendre le monde de l’éducation alors que les stages et les journées de suppléance m’ont permis d’appliquer tous ces contenus à ma pratique. Je ne souhaite pas m'arrêter maintenant.

Pendant ma formation, j’ai occupé plusieurs emplois en lien avec l’enseignement. Tout au long de mes études j’ai travaillé dans une école anglaise à immersion française de Montréal en tant que monitrice de langue française. J’avais un rôle d’aide auprès des élèves c’est-à-dire soutien, francisation, orthopédagogie, etc. Mon rôle dans cette école m’a permis de travailler mon imagination et ma créativité pour trouver des activités et des solutions afin d’aider et mieux comprendre les élèves qui ont des difficultés.

J’ai aussi occupé pendant deux ans le poste d’animatrice dans un projet d’ateliers de français sous forme de jeux. Il s’agissait d’enseignement actif; j’ai beaucoup apprécié l’expérience et je voyais la différence dans l’intérêt des enfants face au français.

Je me rends compte que mon apprentissage pour être une bonne enseignante compétente et renouvelée n’est pas encore terminé (et ne le sera peut-être jamais). J’ai encore beaucoup de questionnements. Enseigner, c’est aussi apprendre à tous les jours. Après avoir passé presque toute ma vie sur les bancs d’école, je ne me voyais pas arrêter après l’obtention de mon baccalauréat.

Le métier d’enseignant c’est aimer les enfants certes, mais c’est aussi aimer la lecture et l’écriture et c’est vouloir transmettre sa passion, sa culture. C’est aussi le désir de faire avancer nos élèves, s’investir et toujours tenter d’innover pour être meilleur. C’est donner l’exemple et vouloir transmettre sa passion.

Le vouloir

Le cours APR 856 est mon tout premier cours du DESS. J’ai choisi ce cours en suivant ma curiosité. Avant de choisir ce cours, je me disais que les ateliers n’étaient pas quelque chose qui convenait à mon style d’enseignement. J’associais plutôt les ateliers à un contexte de classe préscolaire. J’ai réalisé que j’avais cette réaction face aux ateliers car c’est quelque chose que je ne connais pas vraiment. En voyant que le cours APR856 était offert, je me suis dit que ce serait la chance de connaître, comprendre et m’inspirer sur les ateliers. Voilà pourquoi je me suis finalement inscrite.

Je suis donc curieuse face au cours en général. J’ai surtout en tête les ateliers en contexte de classe préscolaire, je viens donc trouver des outils et de bonnes idées pour les intégrer en classe primaire. Je m’intéresse aussi aux intelligences multiples, le cours m’amènera probablement à pousser ma réflexion plus loin pour réussir à bien toucher chacun de mes élèves. Je n’ai pas un contexte de classe facile mais je suis très motivée et enthousiaste à l’idée de tenter autre chose que l’enseignement traditionnel.
 

Le pouvoir

Pendant mes quatre années d’étude j’ai fait plusieurs journées de suppléance dans les écoles de ma commission scolaire. Ces journées parfois très agréables et parfois plus difficiles m’ont permis de prendre de l’expérience et aussi forger mon caractère.

 À l’école Langlois, les enseignants d’un même niveau doivent suivre la même planification. Ma collègue et moi avons donc le même horaire, les mêmes travaux et projets avec nos classes. Il s’agit d’un enseignement très traditionnel, c’est-à-dire un manuel et des cahiers d’exercices pour toutes les  matières.  Je ne suis pas très familière avec l’enseignement traditionnel puisque lors j'ai toujours eu l'habitude de créer et de planifier par moi-même  mes activités et  mes exercices sans m’appuyer sur des manuels. Puisque je dois m'adapter au fonctionnement de l'école, j’apprends à mettre ma couleur à ce style d’enseignement qui n’est pas vraiment le mien.

Le cours APR 856 me permettra de trouver des façons de varier l’enseignement et d’intégrer des ateliers. Ceux-ci amèneront un dynamisme et un plus grand intérêt face aux apprentissages chez mes élèves.
Puisqu’il s’agit de ma première classe et de mes premières expériences de travail, je suis en grande période d’apprentissage. Je me forge petit à petit un réseau de collègues et de ressources qui pourront m’aider. J’ai présentement une équipe de collègues extraordinaire. Ceux-ci sont très disponibles lorsque j’ai des questionnements. Ce n’est pas facile de débuter dans le milieu, car il y a énormément de choses à apprendre sur place.

Mon contexte de groupe-classe représente tout un défi. En effet, l’école Langlois est située dans un milieu très défavorisé et il y a beaucoup d’élèves en difficultés. (...)
Il y a beaucoup d’écart entre mes élèves forts et mes élèves plus faibles. J’ai plusieurs élèves qui ont un rendement de travail très rapide et d’autres qui ont besoin de beaucoup de soutien pour accomplir des tâches. Nous devons donc travailler très fort et faire beaucoup de retours sur la matière vue au premier cycle.

Les ateliers intégrés à ma classe aideraient à coup sûr à donner des défis à la mesure de chacun de mes élèves. Ils permettraient à mes élèves plus forts d’être autonomes et aller plus loin dans les apprentissages.  Les ateliers permettraient à mes élèves plus faibles de bien consolider les apprentissages. Je serai dans la possibilité d’intégrer ce qui sera vu dans le cours APR 856 dans la mesure où mes élèves seront collaborateurs, dans la mesure où cela  ne nuira pas à la planification faite avec ma collègue de niveau  et évidemment dans la mesure où je disposerai de ma classe ou d’une autre classe à 100%. Si je n’arrive pas à appliquer comme je le souhaite ce qui sera vu dans le cours, je garderai précieusement ces ressources et je les appliquerai assurément plus tard dans ma prochaine classe.

 


vendredi 1 avril 2011

Enseigner, échanger, réfléchir; la compétence 11

La compétence 11 s’énonce comme suit : S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel. Deux composantes de cette compétence me marquent plus personnellement soit : « Échanger des idées avec ses collègues quant à la pertinence de ses choix pédagogiques et didactiques. » et « Réfléchir sur sa pratique (analyse réflexive) et réinvestir les résultats de sa réflexion dans l’action. ».

Cette réflexion s’élaborera autour des deux composantes citées précédemment et autour de ma vision de la formation continue.


La formation continue est essentielle à un enseignant qui souhaite s’engager dans une démarche de développement professionnel. En effet, j’obtiendrai mon brevet d’enseignement dans un an; cela ne signifie pas que j’aurai terminé ma formation. Être enseignant c’est être conscient que sa carrière sera toujours en cheminement, en apprentissage. J’apprends beaucoup sur les bancs de l’université mais, en fait, j’ai beaucoup plus l’impression d’être active dans mes apprentissages lorsque je suis dans une classe, « sur le terrain ». C’est au travers des interactions avec les élèves, avec le personnel enseignant, avec les collègues et avec ma famille que j’évolue et que je développe mes compétences professionnelles.

Je sais que j’arrive à maitriser bien certaines facettes de l’enseignement alors que d’autres me sont plus difficiles comme la gestion de classe. Je sais que j’aurai toujours à m’améliorer de ce côté. D’ailleurs, j’ai lu récemment un ouvrage très intéressant sur le sujet. Il s’agit d’un livre écrit par Égide Royer, spécialiste en gestion des troubles du comportement : « Comme un caméléon sur une jupe écossaise : Comment enseigner à des jeunes difficiles sans s'épuiser ».

La lecture de cet ouvrage m’a permis de trouver des trucs pour la gestion de classe et de bien les intégrer à ma pratique. Il s’agit d’un livre indispensable. Je vais certainement continuer à lire ce type d’ouvrage pour continuer ma réflexion.

Dans mon cas, les analyses réflexives sont très importantes. Je me questionne sans arrêt sur ma pratique et sur la pédagogie. Que ce soit pendant mes stages ou lors de mes journées de suppléance, je réfléchis toujours à ce qui se passe, à ce qui fonctionne bien, à ce que je devrais travailler etc. Lors de mes 3 précédents stages, mes analyses réflexives se faisaient par écrit, mais aussi, en grande partie par discussions. En effet, après chaque journée, je tenais une discussion avec mon enseignant. Cela est très riche puisqu’un enseignant avec plus d’expérience peut me guider dans mon apprentissage.

Dans un journal réflexif, j'explique chaque jour, mes bons coups et mes difficultés et j'essaie de trouver des solutions. Je réfléchis sur ma pratique et sur les éléments qui l'entourent. Voici un extrait de mon journal réflexif rédigé au cours de mon troisième stage:
"Aujourd’hui, j’ai discuté plusieurs fois avec les élèves qui ne fonctionnaient pas bien et je les ai même félicité dans les moments où tout allait bien. En fin de journée, j’ai pris un moment pour leur expliquer comment je m’étais sentie, et leur demander ce que j’attendais d’eux. Demain, je vais définitivement établir mon système de motivation. Je vais valoriser le moment de la journée où je féliciterai les enfants méritants. De plus, j’ai décidé que les récompenses- renforcement positif-négatif, n’étaient peut-être pas assez présentes pour les élèves. J’ai donc décidé que chaque jour, nous aurions un petit moment bonbon à la fin de la journée. Les élèves non-méritants n’auraient pas le droit à ce petit moment bonbon. De plus, je vais tenter d’augmenter mon lien avec les élèves difficiles. J'irai passer un moment avec eux dans la cour de récréation et je vais m'efforcer de les féliciter de plus en plus dans la classe. Je vais aussi prendre des petits moments avec eux pour les féliciter et leur rappeler ce que j’attends d’eux."

Le développement professionnel doit se faire à l’aide d’une démarche individuelle, mais aussi à l’aide d’une démarche de partage. Mes collègues sont aussi très importantes dans ma démarche de développement professionnel. En effet, j’ai la chance d’avoir 3 amies qui étudient aussi en enseignement. Nous partageons quotidiennement nos expériences vécues en classe, nos questionnements, nos conseils, nos découvertes, etc. Avec ce partage qui se continuera même lorsque nous quitterons les bancs d’école, j’arriverai à me renouveler dans mon enseignement, à mieux me questionner sur ma pratique et à partager mon expérience.