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mardi 3 novembre 2009

Je communique, tu communiques, il communique, la compétence 2

La compétence 2 s'énonce comme suit: Communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante.

« Tout enseignant du primaire ou du secondaire, est, à sa façon, un enseignant de langue » (Lebrun et Préfontaine 1999 : 67). Il faut donc que tous les futurs maîtres soient capables de s’exprimer dans une langue orale et écrite de qualité dans l’exercice de leur fonction (Ouellon et Dolbec 1999).
Cet extrait du document La formation à l’enseignement; les orientations, les compétences professionnelles résume clairement ma pensée face à la compétence 2. En effet, en tant que future enseignante, je me dois d’avoir une maîtrise maximale du français sous toutes ses formes en cherchant l’amélioration constante. Plusieurs des composantes de la compétence ont été travaillées notamment pendant mon stage 1, dans une classe de multiniveaux de troisième cycle. La composante 6 du document d'évaluation : "Chercher constamment à améliorer son expression orale et écrite" a été plus particulièrement développée. En effet, j’ai souvent dû me servir d’ouvrages de références car quelques notions de la langue française avaient été apprises il y a longtemps. J’ai beaucoup révisé les verbes et les attributs et j’ai relu des manuels car je devais notamment donner une leçon sur les adverbes. Il m’arrivait d’avoir oublié des règles importantes et des exceptions, c’est pourquoi j’ai beaucoup utilisé les manuels. De plus, il arrivait parfois en classe que des élèves me posaient des questions sur le sens des mots ou la façon de les orthographier, lorsque je ne savais pas la réponse, je le disais aux élèves. Il arrive de ne pas avoir réponse à tout, et je cherchais à m’améliorer. Je les invitais à chercher dans le dictionnaire les mots dont nous ignorions le sens ou l'orthographe et à informer la classe (et moi-même) des réponses obtenues.

Avant de débuter mon stage 1, je savais que j’avais parfois des problèmes au niveau des communications orales. En effet, la nervosité et plusieurs autres facteurs pouvaient m’amener à faire des erreurs ou avoir des tics langagiers. J’ai fait plusieurs efforts pour utiliser un langage soutenu et correct auprès des élèves. Il m’est souvent arrivé de faire des erreurs, mais je me corrigeais aussitôt. Lors de ma première supervision de stage, j’ai fait quelques erreurs de français. Puisque mon enseignante associée et moi considérions qu’il est très important de maîtriser toutes les facettes de la langue d’enseignement, nous avons mis dans mon plan d’action, l’amélioration du français oral. Voici un extrait du plan d’action de mon stage 1 :

Prendre conscience de l’usage excessif du terme « OK » et faire l’effort de diversifier l’expression employée dans les diverses situations.
Selon les situations dans lesquelles le terme « OK » est utilisé, trouver d’autres mots pour le remplacer.
1- Pour obtenir le silence, faire un décompte silencieux.
2- Utilisation du mot « d’accord » ou autre lorsque le « OK » est une approbation.
3- M’efforcer de réduire l’utilisation du terme « OK »

Moduler les tons de voix afin de conserver l’intérêt et d’attirer l’attention des élèves. Prévoir dans la planification la façon dont je m’exprimerai. Par exemple; chuchotement, voix musicale, haussement de la voix, parler de façon saccadée etc.
J'atteint mon objectif d'améliorer mon français oral et ce, en prenant conscience de mes lacunes, et en y portant attention. J’étais très satisfaite de moi-même. Je suis très soucieuse de la langue parlée et écrite des élèves. Lors de mon stage 1, j’étais dans un milieu anglophone, c’est-à-dire que la plupart des élèves étaient bilingues et avaient pour langue maternelle l’anglais.
Ainsi, il m'arrivait souvent, même si les élèves étaient au troisième cycle, que je doive corriger les élèves sur leur français oral. Pour ce qui est du français écrit, j’ai beaucoup fait de correction des travaux d’élèves, notamment les tests hebdomadaires et quelques productions écrites. Je devais parfois faire des interventions sur les notions de la langue qui avaient mal été comprises.

Je crois avoir des connaissances suffisantes en ce qui attrait la langue d’enseignement, par contre, comme pour toute chose, l’apprentissage n’est jamais terminé et je cherche l’amélioration constante.