mardi 8 février 2011

La coopération de toutes les façons; la compétence 9-10

Le travail d’un enseignant est ponctué de relations de coopération avec différents partenaires. En effet, l’enseignant doit coopérer avec l’équipe école notamment dans l’atteinte du plan éducatif de l’école. Il doit coopérer avec les partenaires sociaux comme les spécialistes, les organismes environnants et il doit aussi collaborer avec les parents pour la meilleure réussite des enfants. Il ne s’agit pas toujours de situations de coopérations faciles. La réflexion suivante portera sur les compétences 9 et 10 mais plus précisément sur la compétence 9 qui s'énonce comme suit: Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école. La compétence 10 s'énonce comme suit: Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés.

Ce présent billet portera plus précisément sur la communication parent-enseignant. Ma réflexion s’élaborera autour des questions suivantes; « Ai-je déjà eu à communiquer avec les parents dans des situations difficiles ou conflictuelles ? Si oui, comment ai-je vécu cette expérience et qu’est-ce que j’en retiens? Si non, quelles attitudes et qualités pourraient m’aider à bien le faire? » «Quelles modalités et outils me semblent les plus propices pour établir et maintenir une bonne communication et une relation enseignant-parents de confiance? »


Au cours de mes 3 stages et de mes nombreuses journées de suppléance, j’ai réalisé à quel point la coopération entre les différents partenaires est importante. Le sujet a souvent été abordé dans les nombreux cours FPM et dans le cours de gestion de classe DID2210. La bonne relation équipe-école permet une belle harmonie et une belle ambiance dans l’école. Lors de mon deuxième stage, j’ai vécu une situation où l’atmosphère entre les enseignants était très tendue. Lors de situations difficiles, les enseignants ne s’appuyaient pas, il n’y avait pas « d’esprit d’école ». Cela a entraîné le départ de plusieurs enseignants l’année suivante car, ils n’étaient pas heureux et c’était très lourd.

Une bonne collaboration équipe-école aide à garder les enseignants heureux et un enseignant heureux sera plus consacré à son travail car il sera plus heureux dans sa pratique. Il sera donc en quelque sorte, un meilleur enseignant. Il s’agit un peu de la même chose dans la relation parent-enseignant. En effet, cette relation, qu'elle soit positive ou non, aura une grande influence sur la réussite de l’élève.

Lors de mon premier stage, j’ai dû répondre à une critique écrite d’un parent d’élève. La mère de l’élève me reprochait de ne pas assez tenir compte des difficultés de son enfant (Trouble auditif central) et de ne pas assez faire de différenciation avec elle. Bref, la mère me critiquait d’être injuste avec elle. C’était la première fois que je faisais face à une critique d’un parent. Évidemment, la critique du parent était plutôt injustifiée car l’enfant avait les capacités pour répondre aux mêmes exigences que les autres élèves. Beaucoup d’aide et de soutien étaient offerts à cette élève. Les tâches n’avaient pas à être modifiées car elle était pleinement capable de réussir et elle avait beaucoup d’outils pour l’aider.

Mon enseignante associée m’avait beaucoup guidé dans ma réponse à ce parent. Ce que je retiens de toute cette expérience est qu’il faut réfléchir avant de répondre à un parent et ce, même lorsque la critique est injustifiée ou abusive. Il faut tenter de comprendre le point de vue du parent et répondre de façon réfléchie et éthique. Une discussion téléphonique ou une rencontre peuvent s’avérer utile pour régler les situations conflictuelles. Il faut que le parent soit du côté de l’enseignant pour s’assurer la réussite de l’enfant. L’enseignant et le parent doivent toujours « ramer » dans la même direction, ils doivent former une « équipe ».


J’ai apprécié le fait d’avoir à vivre une situation conflictuelle en stage puisque j’ai pu profiter de l’expérience des enseignants dans une telle situation. Cela a apporté beaucoup de questionnements et de discussions dans la salle du personnel. Plusieurs enseignants m’ont conseillé sur la relation parent-enseignant. J’ai donc pu profiter de l’expérience de plusieurs pour pouvoir répondre au parent de mon élève mais aussi pour avoir du bagage pour plus tard. Voici un extrait de mon bilan de premier stage expliquant comment j’avais vécu la situation :


Lors de ma dernière semaine dans la classe de 5ème-6ème, j’ai reçu mon premier « mot » personnellement adressé à mon nom de la part d’une mère mécontente. En effet, elle trouvait que j’étais trop exigeante envers sa fille atteinte du trouble auditif central. J’ai observé plusieurs fois tout au long de mon stage mon enseignante associée répondre avec tact aux messages des parents. Martine m’a appuyée et elle m’a aussi aidé à répondre de façon correcte et neutre à cette mère contrariée. Cela fait partie du quotidien d’une enseignante. Je dois apprendre à bien réfléchir avant de répondre à un parent, de façon à toujours rester éthique. La relation entre l’enseignant et les parents est primordiale c’est pourquoi les deux parties doivent bien s’entendre.



L’agenda est, selon moi l’outil indispensable à la bonne communication entre la maison et l’école. Celui-ci permet aux parents de suivre le cheminement de l’enfant jours après jours et semaines après semaines. De plus, des espaces précis permettent aux parents ou à l’enseignant de communiquer rapidement. Cela exige peu de temps pour les parents souvent pressés. De plus, l’enseignant peut tenir les parents au courant du cheminement de l’élève, cela à des périodes déterminées. Il est toujours bon de signaler des bons coups de l’élève afin de ne pas seulement communiquer avec les parents pour les mauvais. La rencontre de début d’année est aussi un outil indispensable à la bonne communication entre les parents et l’enseignant. Il permet aux deux tiers de se familiariser l’un à l’autre. Il permet aussi aux parents d’avoir un résumé du fonctionnement de l’enseignant et de la classe. Les rencontres de bulletin sont aussi indispensables afin d’assurer un suivi de l’enfant.

jeudi 27 janvier 2011

Tic, tac,TIC; la compétence 8

Les TIC… les TIC… qu’est-ce que c’est? Voici la question que je posais à l’entrée au bacc. en enseignement préscolaire et primaire à l’UQÀM en 2008. Non, il ne s’agit pas des petits parasites mais bien des technologies de l’information et de la communication. Dès la première session, les professeurs ont commencé à nous transmettre l’importance de l’utilisation des TIC en enseignement. Ouf… Un gros défi pour moi! Cette réflexion portera sur une compétence professionnelle en enseignement; la compétence 8 qui s’énonce comme suit; Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel.

J’élaborerais ma réflexion tout d’abord en dressant un constat de l’utilisation des TIC dans les écoles de ma commission scolaire et en élaborant ces pistes de réflexion. "En quoi les TIC sont-elles des outils pour bonifier l’enseignement et l’apprentissage ? Quelles sont leurs limites? Quels sont, pour moi, les enjeux pédagogiques, didactiques, culturels et sociaux que comporte l’utilisation des TIC en classe ?"

Lors de mes 3 stages et de mes nombreuses journées de suppléance dans ma commission scolaire, j’ai pu observer comment les TIC étaient utilisées. Je dirais que les ordinateurs sont beaucoup utilisés dans la plupart des classes. Par contre, il ne s’agit pas toujours d’une utilisation très élaborée. Les enfants les utilisent souvent pour jouer à des jeux ou pour écrire dans un traitement de texte. C'est quand même un bon début. L’utilisation de l’ordinateur et d’internet a le précieux avantage de fournir des renseignements d’actualité et de permettre d’accélérer les recherches.

Je me rends compte que dans la plupart des écoles que j’ai visitées, chaque classe possède son ordinateur et il y a souvent un local d’informatique disponible pour tous. Tous les ordinateurs possèdent les logiciels de base ainsi qu’une connexion internet. Par contre, il s’agit malheureusement souvent d’ordinateurs âgés qui ne fonctionnent plus très bien. Plusieurs ordinateurs sont donc indisponibles ou ne fonctionnent pas de façon efficace. Lors de mon troisième stage, nous avions des difficultés avec les ordinateurs de la classe. Les techniciens de la commission scolaire sont débordés et puisqu’ils ne visitent que chaque école environ une fois aux deux semaines, les problèmes s’étirent.

Je souhaite intégrer les TIC à mon enseignement car les enfants utilisent les technologies à tout moment. Les TIC doivent être intégrées à l’école puisqu'elles sont importantes dans la vie des enfants. Je ne suis par contre pas toujours à l’aise avec certains logiciels et certains programmes. Mes connaissances informatiques sont plutôt "de base". Lors de mon premier stage, en effet, ce sont les élèves qui m’ont initié à l’utilisation de PowerPoint. J’étais surprise de voir que malgré mon jeune âge j’ai déjà pris du retard dans les connaissances informatiques, retard que je souhaiterais évidemment rattraper. Je comprends donc certains enseignants, dans le milieu depuis plusieurs années d’être un peu réticents face à l’utilisation des TIC. Heureusement, le cours FPE3650 « Application des technologies de l’information et de la communication en enseignement » m’a aidé en quelque sorte à me remettre un peu plus « à date » dans mes connaissances informatiques.

Voici un extrait du travail final réalisé dans le cadre du cours FPE3650. Cet extrait présente ma vision des TIC en classe;
Avez-vous l’intention d’utiliser ou d’intégrer les TIC en classe ou dans votre enseignement? Je ne peux pas dire que je vais ignorer les TIC dans mon enseignement puisque c’est l’avenir. Il y en aura de plus en plus dans les années à venir. J’aimerais beaucoup utiliser ma production multimédia dans ma classe de stage cette année. Tout cela est encore à déterminer avec mon enseignant. Je souhaite refaire d’autres productions multimédia dans un avenir proche afin de me familiariser encore plus avec les programmes comme Gimp et Adobe. Je mettrai beaucoup d’importance sur l’utilisation de l’informatique lorsque j’aurais ma propre classe. En effet, les TIC permettent une multitude de possibilités au niveau des apprentissages et des présentations.

Je crois que l’utilisation des TIC peut bonifier et enrichir l’enseignement notamment en permettant d’explorer les ressources internet, en consultant l’actualité et en pouvant faire des liens interdisciplinaires. De plus, les TIC se révèlent être des outils de créations extraordinaires qui permettent aux enfants de s’exprimer de façon plus diversifiée. Les TIC sont un moyen de communication efficace. Les enfants sont comme des éponges et ont pour la plupart, à mon avis, une facilité avec les nouvelles technologies. « La compétence 6 vise à rendre l’élève capable d’utiliser les technologies appropriées, d’en tirer profit et d’évaluer l’efficacité de cette utilisation, pour le traitement, la création et la communication de l’information, et ce, dans toutes les disciplines.»

Selon moi, les seules limites à l’utilisation des TIC sont les réticences de l’enseignant ainsi que les outils et les services disponibles (ou la technologie).

Voici un article d’Alain Beaulieu écrit en 2006 dans le cyber-journal direction informatique. Malgré qu’il date de 5 ans, cet article me semble encore d’actualité puisqu’il dresse un « bilan de santé » des TIC et énonce des faits qui semblent encore tout à fait réels.

Dans l’article d’Alain Beaulieu, plusieurs citations ont capté mon attention. En voici une en particulier qui explique pourquoi : « Les enseignants subissent un double discours : d'un côté, on leur dit que c’est important d’intégrer les technos à l’enseignement, mais de l’autre on leur dit que les élèves réussissent mal aux examens dans les disciplines de base et que c’est probablement de leur faute, souligne François Larose. Donc, où vont-ils concentrer leurs efforts ? À l’enseignement de la matière pour laquelle ils ont été engagés, évidemment. Et ils n’auront pas tort, car ils sont imputables auprès des parents. »
Beaulieu analyse les TIC au Québec en quatre temps. Voici les sous-titres, qui selon moi résument bien l’analyse; parc vieillissant, logiciels pas assez accessibles, modèles insuffisants et soutien technique déficient. Malgré toutes les difficultés, Alain Beaulieu qualifierait d’enviable la situation du Québec.

Les TIC m’intéressent et m’amènent à me questionner sur mes connaissances. En effet, je crois que les ressources disponibles pour aider les enseignants à se familiariser sont nombreuses comme notamment la Société GRICS. Beaulieu mentionne de nombreuses ressources dans son article. De plus, les enfants peuvent aussi nous aider à apprendre parce qu’après tout, c’est nous qui avons le rôle de leur enseigner, mais c’est eux qui naissent et grandissent avec la technologie. Il faut cesser de voir les TIC comme quelque chose « à part » et tenter de les intégrer aux disciplines principales. Il faut que disciplines et TIC deviennent alliées.

Bientôt Noel



Lors de mon troisième stage en classe de première année, les élèves ont écrit une lettre au Père-Noel. Nous avons crées ensemble une lettre en trois partie.

Les élèves suggéraient des phrases et j'écrivais celles-ci au SmartBoard. Les élèves avaient trois choix de phrase pour chacune des parties du texte (salutation, contenu, fermeture de la lettre). Ils n'avaient qu'à les écrire et ajouter les cadeaux souhaités.


Du papier à lettre sur le thème de Noel était mis à la disposition des enfants. Ce fut une belle activité ou la féérie de Noel était dans l'air!

Que d'excitation lorsque les élèves reçurent la réponse du Père-Noel quelques jours plus tard.

lundi 10 janvier 2011

la diversité dans ma classe; la compétence 13

La compétence 13 s’énonce comme suit : S'approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l'école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l'éducation interculturelle.

Ma réflexion portera sur la composante "Favoriser l'intégration harmonieuse des élèves immigrants et l'ouverture aux multiples formes de diversité dans des tâches éducatives autres que l’enseignement." Je tenterai de répondre aux questions suivantes:
• Quel est mon degré d’ouverture et d’intérêt à enseigner en milieux pluriethniques?
• Ai-je déjà vécu des expériences d’enseignement en milieux pluriethniques? Comment ai-je vécu cette expérience?

Voici un extrait en lien avec les enfants immigrés de guerre issu de mes notes prises dans le cours ASC2047 Pluriethnicité et éducation au Québec: " Les enfants immigrés issus de guerre viennent surtout de la Bosnie, du Rwanda, du Cambodge, de l’Afghanistan, de l’Iran, etc. Dans les écoles québécoises, il y a beaucoup d’enfants qui sont venus sans-abri, mutilés et sans famille. Ils peuvent avoir perdu leur famille en cours de route et en être fortement traumatisés. Ils arrivent au Canada parce qu’ils étaient dans des camps de réfugiés et le Canada les a sélectionnés."

Évidemment, cet extrait montre probablement les cas les plus extrêmes d'enfants immigrés. Par contre, je crois qu'il est important de considérer qu'un enfant qui arrive au Canada par l'immigration a souvent un large vécu.

Je n’ai pas la chance de côtoyer un grand nombre de cultures dans la commission scolaire où j’enseignerai plus tard c’est-à-dire la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands. Le taux d'immigrants est très faible ou presque nul. Je suis consciente que la pluriethnicité est une réalité qu’il faut tenir compte. Je suis certaine que dans quelques années, la vague d'immigration touchera ma région. Je n’ai pas la chance d’enseigner dans une école où il y a plusieurs ethnies.

Par contre, j’ai la chance de travailler dans une école montréalaise où il y a des enfants de partout dans le monde. Je travaille à l’école Gardenview à ville St-Laurent. En fait, je suis monitrice de français dans cette école d’immersion. Les enfants qui fréquentent cette école parlent souvent une multitude de langues dû à leurs origines. Mon rôle est de les aider à apprendre plus facilement le français et parfois même à s’intégrer à la culture québécoise.

Dans cette école, plusieurs activités sont organisées afin de mélanger les cultures et aider les enfants à en apprendre plus. Il est évident qu’en tant que future enseignante, je trouve important de développer la culture des élèves et aussi ma propre culture personnelle. Lorsque j’ai dû faire le choix d’un projet pédagogique pour mon stage 3, j’ai beaucoup hésité entre mon choix actuel (la musique et l’environnement) et le choix de parler des cultures. Les activités organisées à l’école Gardenview sont très intéressantes.

Je suis très ouverte à accueillir des enfants de différentes cultures dans ma classe. Il s'agit d'un "plus" pour tous les élèves de la classe. Je trouve mon expérience de travail à l'école Gardenview très riche tant au niveau de la diversité culturelle que la diversité religieuse. De plus, les multiples religions sont un atout au programme d'ECR car il permet l'exploration de plusieurs religions. Mon rôle est de questionner les élèves et non de les juger. Mon rôle est aussi d'ouvrir l'esprit de mes élèves et de combler leur curiosité. La présence de pluriethnicité rend la diversité plus concrète que seulement regarder des livres.

La trousse pédagogique Enfants du monde nous a été présentée dans plusieurs cours universitaires notamment le cours ASC2047 Pluriethnicité et éducation au Québec. Cette trousse s'adresse aux enfants du préscolaire et du primaire.J'ai remarqué que d'autres organismes comme l'Unicef ou Oxfam-Québec avaient fait des trousses pédagogiques sur le thème des enfants.


Il est clair que si j’ai la chance de faire de même dans une de mes classes un jour, je serais très enthousiaste. Avoir un élève qui provient d’une autre culture est un « plus » pour le développement de tous les élèves. Je souhaite grandement réaliser un projet sur les différentes cultures éventuellement.

Pour protéger la terre

Voici une activité que j'ai fait avec mes élèves de première année.

Je souhaitais les conscientiser à la protection de l'environnement dans le cadre de mon projet pédagogique.
Je leur ai d'abord lu le livre "Fafounet voit la vie en vert" de Louise D'Aoust en guise de déclencheur.




Dans un langage très simple, Fafounet explique aux enfants les problèmes de pollution qu'il y a sur la terre. Fafounet, amoureux de la terre, propose des solutions pour la sauver.
Suite à la lecture du livre, j'ai tenu une discussion avec mes élèves sur ce qu'ils ont retenus. Nous avons ensuite conclu qu'il serait bon que tous les élèves de l'école appliquent les solutions de Fafounet.
En équipe, je les ai donc invités à concevoir des affiches illustrant les solutions proposées par Fafounet.
Voici quelques exemples des productions des élèves. J'étais très satisfaite du résultat.















Les élèves ont apprécié l'activité. Je l'ai ai conscientisé à la pollution et à la protection de l'environnement. De plus, ils ont réalisé les productions en équipes et ils se sont pratiqués à bien tracer les lettres. Beau travail !

jeudi 16 décembre 2010

L'intégration qui épuise

Voici un extrait de la section opinion du journal la presse. Une enseignante de 5ème année en arrêt de travail écrit son opinion sur une situation difficile.
J'ai beaucoup aimé cet article car je l'ai lu lors de mon troisième stage, qui était très difficile pour moi dû aux nombreux problèmes de mes élèves; problèmes de comportements, problèmes affectifs, difficultés d'appentissage, opposition, hyperactivité, etc. Ce que cette enseignante raconte, me faisait un peu penser à ma classe. Car je reconnais certain de mes élèves dans ses réflexions.

Dans le débat actuel sur l'intégration des élèves en difficulté, ma situation au travail soulève plusieurs interrogations, notamment sur la surcharge de travail et l'épuisement professionnel qui en résulte.

Ma classe dite «régulière» compte 27 élèves dont six ayant un dossier en psychoéducation pour problèmes de comportement importants. Parmi eux, un élève est suivi en neuropsychiatrie. De plus, neuf élèves ont des problématiques d'apprentissage, dont quatre n'ont pas réussi leur 4e année scolaire ni en français ni en mathématique, et deux autres sont diagnostiqués dyslexiques et dysorthographiques.

Un élève, appelons-le Éric, vient d'une autre école primaire de la même commission scolaire et présente des problèmes de comportement particulièrement graves. Aux dires de son enseignante de l'an passé, Éric aurait bénéficié d'un suivi auprès d'un TES (technicien en éducation spécialisée pour enfants avec troubles de comportement) lors des trois dernières années.


Bref, ma classe dite «régulière» compte 45% d'élèves en difficulté, soit 12 sur 27, et je me demande bien qui je dois intégrer à qui.

J'ai demandé une aide spécialisée pour Éric qui perturbe constamment le bon fonctionnement de la classe par son comportement d'opposition, d'arrogance, d'agressivité et de violence, tant verbale que physique, envers les autres élèves et moi-même.

? Éric coupe constamment la parole aux autres élèves et à moi-même, il fait le clown et passe des commentaires insolents ou arrogants?;

? Éric refuse de faire son travail et répond agressivement: «Non, je ne le fais pas!»;

? après lui avoir demandé d'apporter des corrections à un travail, Éric se lève, déchire violemment sa feuille et la lance à la poubelle en criant: «Tu fais exprès!»;

? non content de la note qu'il a reçue, Éric m'arrache agressivement son dossier des mains, quitte la classe en donnant des coups de pied sur mon bureau;

? de plus, Éric a reçu six avertissements écrits pour son comportement inacceptable lors des dîners, des déplacements, aux récréations, de la part d'autres enseignants.

Malgré les différentes interventions mises en place avec la collaboration de la psychoéducatrice depuis le début de l'année, son comportement ne s'est pas amélioré.

Mes autres élèves ont droit à une ambiance de travail calme et propice aux apprentissages et requièrent toute ma disponibilité. Déjà, la situation a entraîné un retard dans mon programme. Selon moi, il est urgent d'offrir à Éric un encadrement particulier qui répondrait à ses besoins spécifiques parce qu'une grande partie de mon temps et de mon énergie est centrée sur cet élève.

Malgré tout... on attendra encore avant de transférer Éric dans un centre spécialisé pour enfants avec difficultés graves de comportement puisque, aux dires de la mère, elle aurait entrepris une démarche de consultation auprès du CLSC.

Malgré tout... on attendra qu'Éric reçoive un septième avertissement écrit, alors que cinq suffisent habituellement pour une suspension de l'école.

Ainsi, mon appel à l'aide n'a fait qu'augmenter ma surcharge de travail. Non seulement je dois toujours endurer les comportements abusifs d'Éric, mais je dois aussi noter et documenter, heure par heure, chacun de ses comportements et les expliquer à la psychoéducatrice. Je dois également participer à des réunions à son sujet, en plus de répondre aux parents qui nient les problèmes de leur enfant et écouter les nombreuses plaintes des autres élèves le concernant.

Faut-il se surprendre que je sois présentement en arrêt de travail? Malgré toute mon expérience, je me sens, aujourd'hui, incapable de replonger dans un tel contexte de travail. Je me sens démunie face à un élève qui a des difficultés graves de comportement et qui demande un encadrement spécifique auquel je ne peux répondre, et ce, dans une classe où près d'un élève sur deux présente des difficultés d'apprentissage ou de comportement.

Suis-je la seule que l'intégration épuise?


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adapter et intégrer; la compétence 7

La compétence 7 s’énonce comme suit :
« Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation ou un handicap; »


Ma réflexion sur la compétence 7 portera sur les questions suivantes;
Ai-je déjà vécu une rencontre de plan d’intervention ? Si oui, quel regard réflexif puis-je porter sur celle-ci? Quelle place et quel rôle est-ce que j’accorde aux autres intervenants dans mes interventions auprès des élèves présentant des difficultés ? Comment puis-je développer un partenariat avec eux?

Dans le cadre du cours ASS2066 « Élèves handicapés ou en difficulté comportementale ou d’apprentissage au primaire » que j’ai suivi à l’automne 2008, nous avons eu la chance d’aborder les différents handicaps et troubles dont les enfants peuvent être atteints. Ce cours nous a permis de comprendre les enfants et leurs difficultés en cherchant à adapter nos interventions et à les aider à mieux s’adapter dans une classe régulière. Nous avons aussi eu la chance de faire des simulations de plan d’intervention dans le cadre du cours. Dans le cadre de ma profession, j'aurai bien évidemment à assister et à participer à la rédaction de plans d'interventions pour mes élèves. Les exercices pratiques réalisés dans ce cours m'ont permis de me familiariser avec ce processus. Malheureusement, puisqu’il s’agissait de travaux pratiques, je n’ai pas de copie de ces plans d’intervention. Dans le cadre de ce cours, nous devions faire une analyse de cas d’un élève EHDAA. Nous avions choisi de faire notre travail d'analyse sur une élève ayant un trouble auditif central. Voici un extrait de ce travail de session :

Chaque individu est différent et chaque enfant est unique. Au Québec, les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage sont fort nombreux, ils composent d‘ailleurs 12,42% de la totalité des élèves. Dans une optique d’égalité et de justice pour tous les enfants, ces derniers doivent avoir toutes les ressources pour réussir. C’est d’ailleurs ce qui s’inscrit dans la nouvelle politique d’adaptation scolaire (MEQ 1999) dont l’idée dominante est «le virage vers le succès du plus grand nombre». Ainsi, puisque les enfants HDAA sont pour la plupart intégrés en classe régulière, les enseignants et les divers intervenants ont un rôle clé à jouer dans l’instruction, la socialisation et la qualification de ces élèves, puisque ces élèves ont besoin d‘une attention particulière. Pour cela, les spécialistes et les enseignants doivent tenir compte des besoins et des capacités qui différencient chez chaque élève. C’est donc en bâtissant un dossier de l’élève HDAA que les spécialistes peuvent regrouper les informations pertinentes sur l’enfant afin de créer un suivi avec les différents spécialistes et la famille afin de faciliter la communication. Puisque les classes sont composées d’enfants tous différents, il est pertinent dans la formation en enseignement préscolaire et primaire d’en apprendre plus sur les élèves HDAA et l’analyse du dossier d’un élève se relève un très bon contact avec le milieu qui nous attend.
Lors de mon premier stage, j'avais dans ma classe une élève souffrant du trouble auditif central. Le travail de session réalisé m'a permis de mieux comprendre mon élève afin de pouvoir l'aider dans son cheminement. J’ai déjà participé à l’élaboration d’un plan d’intervention lors de mon premier stage. J’en ressors que les objectifs de celui-ci sont surtout de travailler pour aider l’enfant et ce, avec la collaboration des différents intervenants et de la famille.

Un plan d’intervention permet de trouver des solutions pour aider un élève qui a un handicap, qui est intégré ou qui en a de besoin que ce soit au niveau comportemental, ou au niveau des apprentissages. Lors de mon troisième stage dans une classe de première année, je n’ai pas participé à des rencontres de plan d’intervention car nous étions en début d’année et peu d’enfants ont des plans d’intervention en première année. Par contre, j’ai pu voir comment un enseignant peut faire des démarches auprès des différents intervenants de l’école pour faire du dépistage de certains troubles. En effet, dans ma classe, nous avons référé deux enfants en orthophonie car ceux-ci avaient des troubles de prononciation. Aussi, nous avons référé deux autres enfants à la psychoéducatrice pour évaluation en trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité. Je comprends donc mieux le processus d’évaluation des élèves au niveau de l’orthophonie et aussi pour différents troubles comme les troubles d’attention, l’hyperactivité et les troubles d’apprentissages.

Lors de mon troisième stage en classe de première année. J’ai vu des enfants qui vivaient toute sorte de problèmes, il y avaient beaucoup d’enfants « chambardés dans le cœur ». Pour aider les enfants qui avaient des difficultés d’apprentissages, plusieurs moyens étaient mis en place. L’orthopédagogue venait quotidiennement travailler en classe avec tout le groupe ou en sous-groupes. Cette étroite collaboration entre l’enseignant et l’orthopédagogue permet un suivi très précis des élèves.

J’ai aussi été familiarisée avec la différentiation pédagogique. Ainsi, les activités étaient parfois adaptées aux capacités et au niveau de certains élèves. Chaque semaine, la feuille de leçon était distribuée aux élèves mais il y avait 2 feuilles différentes, une pour les élèves plus forts et une pour les plus faibles. Celle pour les plus faibles était un peu plus longue et révisait beaucoup les sons et les lettres vues précédemment. Cela vise à donner un petit coup de pouce aux élèves plus faibles sans retarder les apprentissages des élèves plus forts. Les devoirs étaient aussi adaptés tout comme les petits tests du vendredi matin. Certains enfants ont besoin de plus d’attention et de support que d’autres. Le plus important avant tout c’est que l’enseignant doit réussir à aider les enfants en difficulté d’apprentissage, avec handicap ou non, à avancer à leur rythme et dans la mesure de leurs capacités. Il est dans notre mandat de s’assurer de la réussite et du bien-être de tous.

Lors de mon troisième stage, j’ai compris que certains enfants ont des handicaps, des difficultés d’adaptation, des problèmes d’apprentissages, etc. J’ai compris tout le sens du livre « Ces enfants trop chambardés dans le cœur » de Mariette Gervais. J’ai aussi compris que malgré toute la bonne volonté d’un enseignant, parfois, les ressources et l’aide sont manquantes. Un enfant reste un enfant qui a le droit aux mêmes choses que tout le monde. Le droit à l’éducation la plus normale et saine possible est nécessaire pour tous les humains.

Cet extrait du livre « Ces élèves trop chambardés dans le coeur », livre de Mariette Gervais en collaboration avec Sophie Berthelet, explique d'une certaine façon la réalité que j'ai vécue dans ma classe de troisième stage.
« Nos « mauvais élèves » (élèves réputés sans devenir) ne viennent jamais seuls à l’école. C’est un oignon qui entre dans la classe : quelques couches de chagrin, de peur, d’inquiétude, de rancoeur, de colère, d’envies inassouvies; de renoncements furieux, accumulés sur fond de passé honteux, de présent menaçant, de futur condamné. Regardez, les voilà qui arrivent, leur corps en devenir et leur famille dans le sac à dos. Le cours ne peut vraiment commencer qu’une fois le fardeau posé à terre et l’oignon épluché. Difficile d’expliquer cela, mais un seul regard suffit souvent, une parole bienveillante, un mot d’adulte confiant, clair et stable, pour dissoudre ces chagrins, alléger ces esprits, les installer dans un présent rigoureusement indicatif. »