lundi 2 décembre 2013

Analyse de cas; David

Adapter mes interventions dans le but d'aider du mieux possible les élèves en difficulté; c'est ce que j'ai dû faire en aidant David (nom-fictif), un élève de mon école dans le cadre d'un contrat en francisation auprès de lui. Voici donc une description de la problématique, mes réflexions, mes interventions et une conclusion sur l'analyse de ce cas.
Description de la problématique

La problématique touche un élève en particulier. Cet élève, qui sera surnommé David, est un enfant chinois qui a immigré au Québec avec sa mère il y a deux ans. Cet enfant ne parlait que le mandarin lorsqu’il est arrivé à l’école. À son arrivée, il n’a pas fréquenté de classe d’accueil puisque ce ne sont pas des mesures offertes par la Commission scolaire. Toutefois, David a bénéficié de mesures d’aide à la francisation. Les circonstances de l’immigration de David et sa mère ne sont pas très précises. Il est important de mentionner que David fréquente une école et habite dans un milieu qui n’est pas du tout pluriethnique. Il est donc le seul enfant de toute l’école à venir d’un autre milieu. Il a dû s’adapter à une autre culture et une autre langue très rapidement.

Mes interventions

David est présentement en quatrième année du primaire en classe régulière. J’ai été intervenante auprès de David car j’ai fait de la francisation avec lui pendant trois mois. Nous nous rencontrons encore de temps à autre car j’enseigne dans l’école qu’il fréquente. J’ai observé que l’adaptation de David est très difficile. David fréquente le service de garde de l’école. Il a peu d’amis dans la classe et dans l’école, il ne socialise pas avec ses pairs et il parle très peu. Il est évident que la langue est une barrière pour lui. Son vocabulaire est très limité. David s’exprime peu et est souvent très vague. Il faut souvent compléter ce qu’il dit ou poser des questions pour comprendre.  Son enseignante me mentionne qu’il ne peut pas comprendre tous les concepts et les explications en classe.  David reçoit beaucoup de soutien de son enseignante et de l’orthopédagogie à raison de deux heures par semaine. David est très peu motivé, il ne sourit pas beaucoup et manque d’enthousiasme. C’est un enfant très neutre. Lorsque je l’ai rencontré, il m’a confié qu’il n’aimait pas l’école et il n’était pas heureux de me rencontrer.  David parle beaucoup de son pays d’origine. Il s’ennuie beaucoup de la Chine et il ne semble pas aimer le Québec. Il a un lourd deuil à vivre et les changements qu’il a vécus sont difficiles à accepter.

L’enseignante de David m’a mentionné qu’il souffre peut-être d’un trouble déficitaire de l’attention qui n’est pas diagnostiqué pour l’instant. Il semble que David avait des difficultés scolaires en Chine mais nous avons très peu d’informations puisque la mère de cet élève ne parle pas encore le français. David a de grandes difficultés en français, il arrive difficilement à lire un texte de niveau quatrième année. Il a de grandes difficultés à comprendre les questions et les informations lues. De plus, il n’arrive pas à raisonner ou à faire de l’inférence. Il réussit en mathématique mais beaucoup de concepts sont nouveaux pour lui (lignes courbes, figures géométriques, solides, etc.). Pour ce qui est des situations problèmes, David a beaucoup de difficultés car il arrive à faire des calculs mais il n’arrive pas à expliquer  correctement son raisonnement. David ne demande pas toujours l’aide de son enseignante lorsqu’il ne comprend pas.

David a des difficultés scolaires depuis son arrivée au Québec il y a deux ans. Il reprendra sa quatrième année l’an prochain puisque les difficultés sont trop grandes. La mère de David ne peut pas vraiment être impliquée plus que présentement dans le dossier de David puisqu’elle a déjà elle-même de grandes difficultés et elle ne parle pas encore le français. Elle est toutefois au courant des problèmes de David. Pour impliquer davantage la mère de cet élève, il faudrait d’abord qu’elle ait les connaissances nécessaires pour l’aider.

Lorsque je travaille en francisation avec David, je tente de le motiver et de créer un lien d’attachement avec lui. J’ai voulu l’aider à apprendre du vocabulaire  et des concepts nouveaux à l’aide de jeux, de dialogues, de mots-étiquettes et de petits travaux simples. Je rencontre David pendant des périodes de trente minutes à raison de trois jours par semaine. David manque de motivation, même s’il comprend que je suis là pour l’aider. Souvent, il n’est pas constant dans ses efforts et ne participe pas toujours pleinement aux activités que je réalise avec lui. J’ai remarqué une amélioration dans le vocabulaire de base de David à l’aide des mots-étiquettes que l’on répète et utilise à chaque rencontre. De plus, l’orthopédagogue de l’école m’a mentionné qu’elle avait remarqué une amélioration dans la motivation de David. Malheureusement, les mesures mises en place ne sont pas suffisantes pour assurer la réussite de David.
 

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